Brian Clemens

Il n’a pas créé The Avengers, et pourtant Brian Horace Clemens OBE (30 juillet 1931 – 10 janvier 2015) reste indissociablement associé à cette série. Nous commémorons cette année le dixième anniversaire de la disparition de Brian Clemens et, à travers ce billet, nous revenons sur le parcours de ce scénariste prolifique, mais aussi producteur, qui n’a jamais cessé d’écrire.

Depuis son enfance à Croydon, sa ville natale, jusqu’à ses premiers scénarios écrits pour les frères Danziger — réputés pour leur capacité à optimiser au maximum chaque production —, en passant par la case The Avengers, où il révéla son talent au grand public, la trajectoire de Clemens témoigne d’une créativité inlassable.

Son évolution vers The Professionals, son autre grand succès, sa contribution au cinéma au sein de la prestigieuse Hammer Films, ainsi que ses allers-retours entre l’Angleterre et les États-Unis, dessinent le portrait d’un auteur complet, à la fois artisan et visionnaire.

Il participa également à plusieurs séries télévisées, dont Bugs (1995–1999), diffusée sur la BBC.
En 2010, Brian Clemens fut nommé officier de l’ordre de l’Empire britannique (OBE).

talent

Commençons par une belle histoire. Une histoire en apparence anodine, mais qui illustre parfaitement comment le talent peut s’épanouir grâce au soutien de ses proches. Nous sommes en 1936, à Croydon, une ville du sud de Londres qui compte alors plus de 230 000 habitants. Imaginez un petit garçon de cinq ans, curieux, rêveur, débordant de créativité, qui, à cet âge, rédigea un mince volume intitulé Brocky and the Bad Adder, l’histoire d’un blaireau et d’un serpent.

Le temps passe, et les écrits s’accumulent sur le bureau du jeune Brian, sous le regard intrigué de Suzanna O’Grady et d’Albert Clemens, ses parents. Lorsque le garçon eut dix ans, son père lui demanda ce qu’il comptait faire de sa vie. Il répondit qu’il ne voulait pas devenir conducteur de locomotive comme tout le monde : il voulait être écrivain.

Nous sommes en 1941, et Croydon est bombardée pendant le Blitz. Pourtant, l’année suivante, il reçut en cadeau une machine à écrire. On imagine aisément que l’objet devait être lourd, coûteux, et surtout peu adapté à un enfant — mais ses parents prenaient son rêve très au sérieux. Et en effet, cette machine, qui appartient désormais au temps passé (pas pour tout le monde, heureusement), ne le quittera jamais.

Un an plus tard, il récoltait déjà les fruits de son travail avec une histoire rémunérée une guinée, publiée dans le Hospital Saturday Fund Magazine, un organisme caritatif œuvrant pour la santé. Il se confie au TV Times en octobre 1977 : « J’ai eu une pneumonie à une époque où on la soignait avec des bouilloires à vapeur, » raconte Clemens. « Depuis, on me considérait comme délicat. Je ne pouvais pas faire de vélo et je n’ai pas appris à nager à l’école parce que j’avais toujours une note disant que je ne devais pas me déshabiller. »

Le jeune Brian quitte l’école à 14 ans, à la faveur d’une erreur administrative entre Croydon et Hitchin, où il avait été évacué pendant la guerre. Dès lors, son éducation consiste à lire beaucoup de livres — apportés notamment par l’un de ses oncles, pourtant davantage porté sur la mécanique — et à fréquenter le cinéma.

À 14 ans, son désir est de devenir journaliste. Mais, entre son jeune âge et l’absence de diplôme, il est difficile de faire valoir ses compétences auprès des employeurs. Il trouve toutefois une place de garçon-messager dans une agence de publicité de Fleet Street et y gravit progressivement les échelons.

Le temps était venu pour lui d’accomplir son service militaire à Aldershot. Ces deux années au service de l’armée britannique le firent mûrir très vite. Il y apprit le maniement d’une grande variété d’armes à feu, compétence qui se révélera utile pour ses futurs scénarios. Il s’avéra être un excellent tireur et finit par devenir instructeur.

Une fois son service militaire terminé, on lui proposa de devenir détective privé à l’agence John Smart’s Detective Agency, à Londres. Mais ce poste imposait une formation de trois mois à Leeds, que Brian Clemens refusa catégoriquement : il ne voulait pas passer trois mois dans le nord de l’Angleterre. « Je sortais de l’armée, après avoir été longtemps loin de chez moi, et je n’avais vraiment pas envie d’aller à Leeds, alors je n’ai pas pris le poste. Sinon, je suppose qu’à présent, je porterais un chapeau comme Humphrey Bogart », dit Brian Clemens.

Il travailla donc comme rédacteur publicitaire chez J. Walter Thompson1 tout en écrivant de la fiction pendant son temps libre. À 24 ans, il vit un de ses scénarios accepté par la BBC. Intitulé Valid for Single Journey Only, il s’agissait d’un thriller mettant en scène Ernest Clark et George Coulouris, diffusé en 19552.

Mais la chance va sourire à Brian Clemens pour la première fois lors d’une soirée de bridge… Digne d’un scénario de Chapeau melon et bottes de cuir, c’est au cours de cette soirée qu’une employée de l’agence JWT rencontra une personne à la recherche de scénaristes pour le compte des frères Danziger. Tout naturellement, elle suggéra le nom du jeune Brian Clemens. Il devient ainsi scénariste salarié.

Formation

Dans la plupart de ses interviews concernant son parcours, Brian Clemens ne manque jamais d’évoquer les productions des frères Danziger, et pour cause : lui qui avait quitté l’école à 14 ans y a tout appris : le métier de scénariste par la pratique et celui de producteur par l’observation.

Edward J. Danziger et Harry Lee Danziger sont deux Américains qui ont produit de nombreux films et séries télévisées au Royaume-Uni dans les années 1950-1960, sous le nom des Danzigers. Avant de s’installer en Grande-Bretagne en 1952, les frères Edward et Harry Danziger, installés à New York, s’étaient spécialisés dans le doublage de films étrangers destinés au marché américain tout en produisant quelques longs métrages. Ils commencent à produire des films pour la télévision britannique dès 1953, louant les Riverside Studios3 pour réaliser treize épisodes de Calling Scotland Yard4, une série qui fut finalement diffusée en salles. Ils utiliseront ensuite divers studios — Shepperton5, Boreham Wood6, Nettlefold7 — pour la production de leurs premiers films.

Voici ce qu’en disait Brian Clemens : « Les Danziger étaient formidables, dit-il, car ils passaient d’un studio à l’autre et utilisaient d’anciens décors et accessoires. S’ils se trouvaient chez MGM, ils pouvaient avoir à disposition un sous-marin, la salle d’audience de l’Old Bailey (la haute cour criminelle du Grand Londres, NDLR) et une douzaine de costumes de Père Noël. Alors ils me disaient : “Écris un film de 80 minutes qui incorpore les trois.” Les Danziger me demandaient d’écrire un scénario d’une demi-heure par semaine et, de temps en temps, ils me donnaient dix à douze jours pour écrire un film de complément de 80 minutes. Ils me payaient une somme fixe chaque semaine : je n’étais pas payé au scénario et je ne touchais aucune redevance. Mais ils étaient très gentils avec moi, et la meilleure chose, c’était que pratiquement tout ce que j’écrivais était tourné. » (Source : interview de Brian Clemens, Starburst n°29, 1981)

Sa capacité à créer des scénarios solides en un minimum de temps, tout en s’adaptant aux contraintes de décors, se révéla très précieuse aux yeux des producteurs. Si bien que, parmi les quatre scénaristes engagés, il sut rapidement se rendre indispensable. Il était payé 60 £ par semaine, ce qui était très correct pour l’époque. Son travail commença alors à se faire connaître, et il fut appelé à Madrid pour venir au secours d’un film, Mission in Morocco (1960), qui avait pour vedettes Lex Barker, Juli Reding et Fernando Rey, et réalisé par Anthony Squire (1914-2000). Le scénario était catastrophique, et pendant environ trois mois, Clemens le réécrivit de A à Z, les scènes étant tournées au fur et à mesure que les pages étaient écrites.

Toujours engagé chez les frères Danziger, Brian Clemens fournit également des scripts à d’autres séries télévisées britanniques, parfois sous le pseudonyme de Tony O’Grady (le nom de famille de sa mère), pour des productions telles que Sir Francis Drake, le corsaire de la reine (1961-1962), Ivanhoé (1958-1959, avec Roger Moore), Dial 999 (1958-1959) ou encore L’Homme invisible d’après H. G. Wells (1958-1959).

Travail

Son aptitude à jongler avec les aspects pratiques et créatifs du métier se confirma lorsqu’il devint rédacteur en chef officieux des premiers épisodes de la série d’espionnage Danger Man, avec Patrick McGoohan, entre 1960 et 1961. De son propre aveu, écrire le pilote de la série fut pour lui une véritable chance. John Drake, le héros de Destination Danger, apparaissait alors comme une sorte de rejeton de James Bond, le célèbre agent créé par Ian Fleming. D’ailleurs, Patrick McGoohan fut un temps pressenti pour incarner 007, mais il refusa le rôle, jugeant que le côté séducteur et « homme à femmes » du personnage ne lui convenait pas. Et, chose encore plus incroyable, Ian Fleming fut impliqué tout au début du projet Destination Danger, avant de finalement claquer la porte.

Brian Clemens écrivit donc View from the Villa, le scénario du pilote de la série créée par Ralph Smart (également créateur de L’Homme invisible pour ITC Entertainment). Bien que l’action soit censée se dérouler en Italie, le tournage eut lieu à Portmeirion, au pays de Galles — le même village où McGoohan tournera plus tard la série culte Le Prisonnier. Brian Clemens raconte que le réalisateur de la seconde équipe, venu tourner à Portmeirion, fut renvoyé par Ralph Smart, qui lui aurait dit qu’il ne serait jamais réalisateur de cinéma. Il s’agissait de John Schlesinger8, célèbre pour Macadam Cowboy et bien d’autres films.

Danger Man est alors diffusée aux États-Unis sur CBS, à 20 h 30.

En plus d’une solide expérience dans la télévision (principalement privée), Brian Clemens a également acquis un véritable savoir-faire dans l’écriture de longs métrages, grâce aux frères Danziger mais pas uniquement. Son maître absolu en la matière est Alfred Hitchcock. Une célèbre photo de Clemens, prise en 1976, le montre dans son bureau, assis devant une machine à écrire Imperial 80, avec derrière lui un immense portrait du maître du suspense.

Il cosigne La Blonde de la station 6 (Station Six Sahara, 1962) avec son ami Bryan Forbes, qui deviendra par la suite un réalisateur reconnu. Le film est réalisé par Seth Holt et interprété par Carroll Baker et Denholm Elliott.

Mais la consécration ne tardera pas à venir grâce à The Avengers en 1965. Auparavant, il est recruté par Sydney Newman pour coécrire, avec Ray Rigby, les deux premiers épisodes, Hot Snow et Brought to Book, qui forment une seule et même histoire.

Chance

Au départ, Brian Clemens ne voyait pas tant d’intérêt à The Avengers dans sa première incarnation, celle des débuts tâtonnants, tournée en vidéo aux studios de Teddington. Entre 1961 et 1964, il y signe pourtant huit scénarios, d’abord pour Ian Hendry, puis pour Honor Blackman. Outre les deux premiers épisodes — Hot Snow (officiellement attribués à Ray Rigby, bien que Clemens en ait par la suite revendiqué l’écriture) et Brought to Book, — plusieurs épisodes particulièrement brillants portent sa griffe : Plaidoirie pour un meurtre, Ne vous retournez pas, qui renaîtra sous la forme de Le Joker pour Diana Rigg, ou encore Balles costumées, réécrit plus tard sous le titre Le Dernier des sept.

Sydney Newman, alors responsable de la fiction pour ABC Weekend TV, demanda à Brian Clemens d’élaborer le premier épisode sur les décombres de la série Police Surgeon, récemment abandonnée. Le cahier des charges était pour le moins succinct : il lui expliqua qu’il ne savait pas vraiment ce que signifiait le titre The Avengers, mais qu’il le trouvait bon, et qu’il fallait désormais écrire quelque chose qui aille avec. Il ajouta qu’il souhaitait un agent de la CIA, ou un homme de Scotland Yard, ou quelque chose du genre, et proposa de l’appeler Steed. C’est tout ce que Newman donna à Clemens comme indication avant de conclure : il n’y avait plus qu’à écrire le pilote de The Avengers.

À cette époque, Clemens ne participe pas encore à l’évolution de la série, même si une certaine confusion a souvent régné à ce sujet. Honor Blackman elle-même, dans le livre de Didier Liardet Chapeau melon et bottes de cuir au royaume de l’imaginaire, tient à remettre les choses au clair :

Leonard White était le producteur à l’origine de la série. On ne le note pas assez lorsqu’on en parle. Aussi, j’espère que vous pourrez insister sur ce point.

Honor Blackman – Chapeau melon et bottes de cuir au royaume de l’imaginaire de Didier Liardet – Yris éditions

De son côté, Brian Clemens n’a jamais prétendu être le créateur de The Avengers. Il expliquait en 1981 dans le magazine américain Starburst :

Il n’y avait pas vraiment de format pour la série. Tout le monde essaie de s’attribuer le mérite d’avoir créé The Avengers, mais en réalité, la série s’est générée toute seule. C’était juste un docteur (Hendry) et un agent spécial (Macnee), et c’était assez terrible — à des années-lumière de ce que The Avengers allait devenir. Le premier épisode tournait autour des “gangs du rasoir”. Ça essayait d’être “réaliste” — un peu comme Edgar Wallace9, je suppose.

Brian Clemens – Starburst n°29 (1981)

Mais Brian Clemens prend le temps d’analyser le potentiel de la série et les limites imposées par son mode de production. Dans une interview — Starburst n°30 (1981) —, il revient longuement sur la différence fondamentale entre la vidéo et le film. Le réalisateur Desmond Davis (qui a réalisé Le repaire de l’aigle, NDLR), confie-t-il, lui avait un jour expliqué que la différence entre les deux tenait à la position même de la caméra : avec la vidéo, il faut toujours placer l’appareil juste à côté de l’endroit où l’on voudrait vraiment le mettre, parce qu’un tournage sur bande se fait “en direct”, avec trois ou quatre caméras qui risquent constamment de se gêner mutuellement. Le cinéma, au contraire, est tourné avec une seule caméra, chaque angle étant filmé séparément.

Clemens en tire une réflexion plus large : la machinerie propre à la vidéo fait que le réalisateur reste toujours subordonné au système, sans jamais pouvoir développer un style personnel. À l’inverse, les séries tournées sur pellicule, comme The Professionals, ont offert aux jeunes metteurs en scène, en quelques semaines à peine, plus de liberté qu’ils n’en avaient eue en des années de télévision sur bande.

Pour Clemens, il n’existe d’ailleurs qu’un seul emplacement véritablement juste pour une caméra dans une scène donnée ou face à une émotion donnée — car c’est le placement de la caméra, dit-il, qui crée l’émotion. Il cite Hitchcock, maître incontesté du cadrage, et John Ford, qui n’a jamais utilisé de zoom de toute sa carrière, préférant le passage net du plan large au gros plan, « tellement plus incisif et contrôlable ». Ford, ajoute Clemens, composait de splendides plans fixes, laissait les scènes se jouer à l’intérieur du cadre, puis passait simplement au plan suivant : une leçon d’efficacité et de style.

Brian Clemens décrit l’origine du développement du style visuel de The Avengers comme le fruit direct des contraintes techniques et budgétaires de ses débuts en vidéo. « Une grande partie de l’évolution du style venait du fait qu’ils n’avaient pas de décors, » explique-t-il. Le réalisateur Peter Hammond, par exemple, filmait souvent à travers des verres à vin ou des objets de fortune, simplement parce que, s’il déplaçait la caméra d’un mètre de plus, il n’y avait ni fenêtres ni murs à filmer. Ainsi, une bonne part de ce qui allait devenir la signature visuelle de la série fut d’abord dictée par la nécessité — par la contrainte économique, en somme.

À partir de ce constat, Clemens commence à élaborer des idées destinées à faire entrer The Avengers dans une tout autre dimension, où l’imagination, l’élégance et l’ironie prendraient le pas sur le réalisme policier de ses origines.

Des années plus tard, Clemens reviendra avec tendresse sur cette période fondatrice, évoquant notamment le personnage de Cathy Gale :

Cathy Gale, incarnée par Honor Blackman, que j’appréciais le plus, était la plus coriace. Elle devait l’être, car elle ouvrait la voie en tant que personnage féminin fort, devant rivaliser dans un univers masculin — sans jamais perdre sa féminité.

Brian Clemens – Magazine Femmes Fatales – Septembre 1998

Clemens se souvient que sa première rencontre avec Patrick Macnee fut pour le moins déconcertante : il le vit « débarquer en traînant les pieds, vêtu d’un vieil imperméable »…

Patrick Macnee cherchait quelque chose à faire de son personnage, qui n’avait rien de particulier sur le papier. C’était en fait un cliché d’inspecteur de Scotland Yard. Il entrait en disant “Yes, guv” et “No, guv”, et c’était tout. Alors Pat a mis un chapeau melon et a pris un parapluie, et je crois que c’est lui qui a dit à Honor Blackman : ‘Pourquoi ne porterais-tu pas un pantalon et des bottes ? Moi, j’aime bien ça.’ Ensuite, tout a commencé à s’emballer et les scénaristes ont vraiment pris le train en marche après que Pat et Honor ont lancé la tendance. Nous avons ensuite dépassé cette mode et l’avons rendue encore plus consciemment “tendance”.

Brian Clemens – Starburst n°29 (1981)

C’est alors que deux propositions furent faites à Brian Clemens. La première lui offrait un poste de producteur-réalisateur général sur les programmes vidéo d’ABC Television. Assez cruellement, Clemens estimait que s’il avait accepté, il aurait fini comme Sydney Newman : un homme brillant, mais sans véritable impact international.

Il choisit donc la seconde proposition : on lui confia le poste de script editor et de producteur associé sur la nouvelle version filmée de The Avengers. Clemens était alors doublement qualifié pour ce rôle : il connaissait la série et il connaissait le cinéma. Cette nomination suscita néanmoins un certain ressentiment parmi ses collègues, comme le rapporte The Guardian dans sa nécrologie datée du 12 janvier 2015.

Nous le verrons dans un prochain billet : Brian Clemens va diriger le programme comme jamais auparavant, prenant de gros risques (le renvoi d’Elizabeth Shepherd). Le succès sera total.


  1. J. Walter Thompson (JWT) était une société holding publicitaire fondée en 1896 à New York par le pionnier américain de la publicité James Walter Thompson. Depuis, elle a connu plusieurs fusions avec d’autres agences et existe toujours aujourd’hui. ↩︎
  2. De nombreux articles mentionnent ce scénario diffusé en 1955 sur la BBC, y compris le BFI (British Film Institute), mais nous n’avons trouvé aucune trace de ce film. Les acteurs cités ne nous ont pas non plus permis de le retrouver. Il se pourrait toutefois qu’il s’agisse d’une fiction radiophonique. Notre enquête est toujours en cours. ↩︎
  3. Ce studio, situé à Londres, existe toujours. Aujourd’hui, il fait à la fois office de société de production et de studio de cinéma. On y a tourné, par le passé, Z Cars, Doctor Who ou encore l’émission de variétés Top of the Pops. ↩︎
  4. Adventure Theater est une série anthologique dramatique diffusée sur NBC du 16 juin au 1er septembre 1956. La série avait été produite en Angleterre en 1953 sous le titre Mayfair Mystery House, mais n’avait jamais été diffusée là-bas en tant que série. Elle était également connue sous le nom de Calling Scotland Yard. ↩︎
  5. Les studios de Shepperton sont à l’origine un lieu de tournage situé à Shepperton, au Royaume-Uni. En 1945, la MGM en prit le contrôle. Aujourd’hui, la société qui gère le site, le Pinewood Group, supervise plusieurs lieux de production à travers toute l’Angleterre. ↩︎
  6. Il s’agit aujourd’hui des studios d’Elstree, créés en 1914 sous le nom de Neptune Studios. Ils furent dirigés par ATV à partir de 1961, puis par la BBC depuis 1983. Chapeau melon et bottes de cuir y fut tourné de 1965 à 1969. De très grandes vedettes y ont fait escale, si bien qu’Elstree est souvent considéré comme le « Hollywood britannique ». On y a tourné de grandes sagas comme Star Wars ou encore Indiana Jones. ↩︎
  7. Ouverts en 1899, les studios contribuèrent pendant de nombreuses années au développement du cinéma britannique. Le déclin de l’industrie du film au Royaume-Uni entraîna leur vente à différents propriétaires. Ils furent ensuite utilisés pour des productions télévisuelles avant d’être fermés en 1961, puis démolis. ↩︎
  8. John Schlesinger est considéré, avec Tony Richardson et Karel Reisz, comme l’un des réalisateurs de la « nouvelle vague » britannique des années 1960. ↩︎
  9. Richard Horacio Edgar Freeman, plus connu sous le nom d’Edgar Wallace (1875–1932), fut un écrivain, journaliste, scénariste et réalisateur britannique. Auteur prolifique de romans policiers et d’aventures, il marqua durablement la littérature populaire du début du XXe siècle. ↩︎

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