Qu’est-ce qu’une Avengers girl ? D’abord, on ne la confondra pas avec une James Bond girl. Non. L’Avengers girl occupe un rôle bien plus noble qu’un simple faire-valoir. Dans la saga 007, certaines héroïnes affichaient un caractère ingénu, voire caricatural. On pense notamment à Ursula Andress dans Dr No ou à Jane Seymour dans Vivre et laisser mourir mais aussi à Daniela Bianchi qui incarne, dans Bons baisers de Russie, un agent russe entraîné dans une histoire d’espionnage où elle est manipulée par sa hiérarchie. Ce n’est sans doute pas un hasard si Honor Blackman, interprète de Pussy Galore dans Goldfinger, première femme forte et maîtresse de son destin dans l’univers de James Bond, venait de Chapeau melon et bottes de cuir.
L’Avengers girl est l’alliée de Steed. Elle sait se défendre seule, agit comme un véritable moteur de l’action et fait voler en éclats l’image traditionnelle de la femme à la télévision dans la décennie des sixties.
La question de ce billet est simple : qui fut la première Avengers girl de l’histoire ?
Réfléchissez… Honor Blackman dans le rôle de Cathy Gale ? Non. Réfléchissez encore un peu… Julie Stevens dans le rôle de Vénus Smith ? Non plus. Jon Rollason dans le rôle du docteur King ? Restons sérieux…
En réalité, la première Avengers girl ne faisait pas équipe avec John Steed, mais avec un autre personnage, bien plus fréquentable que notre agent à ses débuts : le très respecté docteur David Keel. Il s’agit de Carol Wilson, incarnée par Ingrid Hafner.
Ingrid Hafner (13 novembre 1936 – 20 mai 1994) est née à Londres. Son père, Raoul Hafner, était ingénieur, pionnier autrichien de l’hélicoptère, et sa mère, Eileen Myra McAdam, descendait de John Loudon McAdam, constructeur écossais de routes. Elle se tourna vers le théâtre après une formation à la Bristol Old Vic Theatre School, suivant un programme rigoureux axé sur les techniques du théâtre classique, notamment le travail vocal et la scénographie, essentiels au répertoire et à l’interprétation shakespearienne.
La carrière de Hafner débuta à la fin des années 1950 sur les planches du Bristol Old Vic et d’autres théâtres, avant qu’elle ne se tourne vers la télévision et le cinéma au début des années 1960. Ingrid Hafner n’eut pas une carrière prolifique, mais elle aborda aussi bien le théâtre que la télévision et le cinéma jusqu’au début des années 1990, avant de devoir prendre prématurément sa retraite pour raisons de santé. Elle était en effet atteinte de la terrible maladie de Charcot. Mariée en 1972, elle eut deux fils.
Il est d’autant plus approprié d’en parler que nous célébrons en janvier le 65e anniversaire du lancement de The Avengers sur les ondes d’ABC Weekend Television.
L’actrice fait sa première apparition à la scène 15 dans le deuxième épisode de la série, Brought to Book, écrit par Brian Clemens. La scène se déroule dans le cabinet du docteur, que l’on aperçoit également dans les vingt premières minutes de Hot Snow, miraculeusement retrouvées en avril 2001. Carol Wilson, secrétaire-infirmière, remplace alors le poste qu’occupait la future épouse du docteur, lâchement assassinée par des trafiquants de drogue.
T.I. WITH HIM TO DESK,
HOLDING 2-S + CAROL.
CAROL : Dr. Keel—
KEEL : Eh?
CAROL : What shall I do with these?
KEEL HOLDS X-RAYS TO
LIGHT, R. F/G.
KEEL : They are X-rays of a difficult fracture that is taking some time to mend. Mrs Thompson’s card is on my desk. Just file them; I’ll look at them later.
CAROL : Where do I file them?
KEEL : Surely you know…
Of course you won’t know. I’m sorry. Under “T”… in there.
TREDDING ENTERS BACK L.
HOLD TIGHT 3-S,
TREDDING : Coffee’s ready. Want some?
KEEL : Thanks.
TREDDING : Black or white?
KEEL : None for me, thank you.
TREDDING : How is our new receptionist shaping?
C.S. CAROL AT FILING
CABINET.
KEEL : She’ll be all right when she knows where things are.
TREDDING : She’s got very good references, and she’s pretty too—don’t you think?
KEEL : Very pretty.
DEEP 3-S, KEEL, CAROL
& TREDDING.
TREDDING : And kind.
KEEL : And kind, yes.
TREDDING : She brought me this coffee without being asked.
Le ton est donné : la nouvelle secrétaire semble docile. Mais à toute révolution, il y a des prémices qui passent inaperçues au moment où elles se déroulent, et qui, rétrospectivement, s’avèrent annonciatrices des changements à venir. Ainsi, Carol Wilson pourrait bien être l’annonciatrice de l’indépendante et séduisante Cathy Gale. On peut légitimement le penser.
Le producteur Leonard White était à la manœuvre depuis le premier épisode, jusqu’à cette « absurdité » de voir une femme devenir, à la télévision, l’égale de l’homme — voire sa supérieure — par son intelligence… ou sa force. Avec Carol Wilson, on s’en approche de très près.
Ingrid Hafner a participé à 19 épisodes de la saison 1961 sur les 26 : Brought to Book, Square Root of Evil, Nightmare, Girl on the Trapeze, Diamond Cut Diamond, The Radioactive Man, Ashes of Roses, Hunt the Man Down, Please Don’t Feed the Animals, Dance with Death, One for the Mortuary, The Frighteners, The Yellow Needle, Double Danger, Tunnel of Fear, Kill the King, The Deadly Air, A Change of Bait et Dead of Winter.
Mais auparavant, elle avait déjà joué le rôle de collaboratrice d’un certain Dr Geoffrey Brent, en qualité d’infirmière, dans la série Police Surgeon, qui a précédé l’aventure The Avengers. Elle y incarnait Amanda Gibbs dans un seul épisode. Toutefois, sa prestation dans cet épisode, Lag on the Run, diffusé le samedi 24 septembre 1960 à 19 h, lui permit de signer pour la première saison de 1961 pour tenir un rôle récurrent dans la série.
Nous avons donc depuis 2001 accès à un épisode sans John Steed, où le duo Keel/Wilson fonctionne à merveille. Il s’agit du sixième épisode dans l’ordre de production : The Girl on the Trapeze1 écrit par Dennis Spooner, qui travaillera plus tard sur The New Avengers aux côtés de Brian Clemens, y écrira 9 épisodes sur les 26 que compte la nouvelle série.
On a pu le constater avec The New Avengers : le trio n’est pas toujours heureux, et l’équilibre n’est pas toujours aisé à trouver. Il est même amusant de constater que The Avengers, qui a débuté avec un (semblant de) trio, se termine avec cette même configuration en 1976 et 1977.
Mais si Carol Wilson est un personnage récurrent, elle n’apparaît pas au générique d’ouverture. On n’y voit que Ian Hendry et Patrick Macnee, traînant leurs imperméables crasseux dans la rue. L’actrice est créditée seulement au générique de fin, de la même manière que le reste de la distribution. C’est particulièrement injuste. Même le personnage de Vénus Smith, joué par Julie Stevens, avait, lui, les honneurs du générique d’ouverture dans la saison 1962/1963.
Mais qu’en était-il en coulisses ? Un article du Manchester Evening News, daté du 7 janvier 1961 — date de la première diffusion de The Avengers à la télévision — disait ceci : « Une jeune femme qui déteste la maladie et affirme qu’elle ne pourrait jamais être infirmière dans la vie privée interprétera pourtant une infirmière-réceptionniste dans la nouvelle série policière d’ABC, d’une durée de 60 minutes, The Avengers, qui débute ce soir. Il s’agissait d’Ingrid Hafner, âgée de 23 ans, « née à Londres mais de père autrichien », qui avait déjà incarné une infirmière dans plusieurs épisodes de la précédente série d’Ian Hendry, Police Surgeon. » (source : Deadline hébergé sur theavengers.tv)
Ian Hendry a été immédiatement engagé pour The Avengers à la fin de Police Surgeon, et y tient désormais le rôle d’un médecin entraîné dans une croisade contre le crime à la suite du meurtre de sa fiancée. Patrick Macnee apparaît régulièrement dans la série dans le rôle d’un professionnel de la lutte contre le crime.
Dans le TV Times du 3 février 1961, son aversion pour le milieu médical est à nouveau mise en avant. Mais c’est un article du TV Times du 1er décembre 1961 qui nous en apprend un peu plus sur son rôle, alors même que la production est terminée et que la diffusion doit se terminer le 30 décembre 1961 sur ABC-TV. (source : The Avengers de Piers Johnson)
« Les Avengers ? Ce sont les hommes les plus adorables que je connaisse », déclare Ingrid Hafner.
Ingrid Hafner réfléchit attentivement à la question : « Oui, dit-elle, j’aime les hommes. Soyons honnêtes : ils sont indispensables. Et, dans l’ensemble, je suppose que je suis tolérante envers leurs manières. Il le faut bien, avec ces deux-là. »
« Ces deux-là », ce sont Ian Hendry et Patrick Macnee, les vedettes de The Avengers.
Hendry y incarne le docteur David Keel, un personnage à la fois dur et bienveillant, qui met ses connaissances médicales au service de la lutte contre le crime. Il est aidé par l’agent infiltré cynique John Steed, interprété par Macnee, un personnage issu d’un milieu aisé, amateur de belle vie. Chargée de maintenir l’équilibre entre eux se trouve la séduisante infirmière-réceptionniste du docteur Keel, Carol Wilson, incarnée par Ingrid Hafner.
J’ai demandé à Ingrid, dans son appartement londonien, ce qu’elle pensait réellement de ses deux partenaires principaux.
Ressemblent-ils aux personnages qu’ils interprètent ? « La réponse est non, explique Ingrid. Dans la vie réelle, leurs rôles sont en fait quelque peu inversés.
« Prenons d’abord Ian. Il est intelligent, travailleur, et facilement contrarié lorsque les choses tournent mal. Mais en apparence, c’est un véritable clown, sans aucun rapport avec Keel. Il adore les farces — ce qui n’est guère surprenant. Il a débuté dans le spectacle au cirque, comme secrétaire particulier et faire-valoir de Coco le clown. Je crois qu’il n’a jamais oublié le conseil de Coco : se lancer dans la clownerie. »
Ingrid se souvient des pitreries de Hendry lors d’une répétition : « Un jour, tout était retardé pour une raison ou une autre. Le décor représentait un ancien magasin de meubles, encombré de grandes pièces de mobilier ancien.
Soudain, un énorme vacarme éclate parmi les accessoires. Et voilà Ian qui surgit en traversant un immense cadre, coiffé d’un ridicule casque de pompier victorien et affublé d’une fausse moustache. Une autre fois, nous avions un décor de salon de coiffure, et il se dandinait dans une vieille salopette sale, brandissant des ciseaux et un peigne. »
Ingrid ajoute : « Les farceurs — surtout les hommes — peuvent parfois être fatigants. Mais avec lui, on ne peut que rire. C’est une bonne âme, inoffensive, Dieu le bénisse. »
Elle se rapproche du feu. Elle revient tout juste d’Irlande, explique-t-elle, et l’appartement est resté sans chauffage pendant quelques jours. « Chaque fois que je reviens d’Irlande, je me mets à parler avec un accent irlandais, dit Ingrid. Cela amuse beaucoup Pat Macnee, surtout quand on sait que je suis en réalité à moitié écossaise. »
« Pat est plus mûr que Ian à bien des égards. Contrairement à Steed, Pat a une personnalité discrète. Il est posé, modeste et facile à vivre.
Il adopte une attitude paternelle amusée envers son partenaire. Au beau milieu d’une extravagance, il dira : “Allez, Hendry, ça suffit pour aujourd’hui.
Prends ton scénario comme un bon garçon et mettons-nous au travail. J’ai faim.” »
Contrairement à leurs personnages, Pat et Ian ne se lancent pas de piques dans la vie réelle. « Et j’en suis reconnaissante, confie Ingrid. Je ne le supporterais pas. Pat est un peu rêveur — il le reconnaîtrait lui-même. Je pense qu’au fond, il aimerait secrètement être un personnage comme Steed.
Pendant les répétitions, s’il n’est pas plongé dans son scénario ou engagé dans une discussion d’une intensité incroyable avec le réalisateur, on le trouvera dans un coin tranquille de la pièce, en train de lire des piles de magazines. »
Ingrid lève les yeux vers le plafond : « On apprend vraiment à bien connaître les gens quand on travaille avec eux tous les jours, n’est-ce pas ? Mes partenaires principaux ne sont pas sans défauts. Mais, pour être honnête, ce sont deux des hommes les plus adorables que je connaisse. »
— Charles Bayne
Malheureusement, elle ne reviendra jamais dans la série. Inévitablement, le rôle de Carol Wilson n’était plus d’actualité puisque Ian Hendry quittait la série. Pourtant, il aurait été intéressant de la retrouver dans un autre rôle.
S’il y a bien une chose au sujet de Patrick Macnee qui ne varie pas au gré des témoignages, c’est sa réputation d’être un homme agréable, avec qui il est plaisant de travailler. Pourtant, son personnage est à l’exact opposé de cela au départ. « C’est un loup avec les femmes et il se délecte des ennuis », expliquait Macnee. « Il ne pense pas tant à sauver les voyous qu’à les éliminer du chemin. De la même manière, il ne respecte pas les règles du Marquis de Queensberry2 et, bien qu’il travaille indirectement avec la police, il n’est pas très populaire auprès d’eux. » (Source : The Avengers Ultimate, Dave Rogers, 1995)
Au départ, personne ne savait vraiment de quel côté se trouvait John Steed.
Le réalisateur Don Leaver se souvient de Ian Hendry en ces termes : « Ian était passionnant, vraiment, vraiment passionnant. Il était acteur à cent pour cent. Inventif. Il essayait tout et cherchait toujours à renverser les situations. Il ne voulait jamais faire les choses de manière évidente ou immédiate ; il voulait constamment explorer. Ian arrivait, prenait le script, le regardait et disait : “On ne va pas faire ça, quand même !” Puis il le jetait dans la corbeille à papier et commençait à développer une nouvelle idée pendant la première semaine de répétitions. C’était l’une des grandes contributions d’Ian Hendry à The Avengers. »
Alors, quelle place pour Ingrid Hafner dans la production ? La série commence tant bien que mal à être produite, avec une certaine dose d’impréparation. Mais chemin faisant, la série évolue, s’adapte et se distingue.
Quelques semaines après le début de la série, le producteur Leonard White met les choses au point dans une directive, précisant le rôle de chaque personnage. En ce qui concerne Carol Wilson, il est établi que cette secrétaire/infirmière doit permettre de maintenir la dualité de la vie de Dr Keel. Elle ignore son activité clandestine, mais peut en soupçonner certains aspects. Son intégrité et son admiration pour le docteur l’empêchent de franchir les limites de son rôle professionnel. Elle peut néanmoins s’occuper de lui de manière innocente mais efficace.
Innocente… ? Quel dommage. Steed et Keel constituent le vrai duo de la série : l’un est un professionnel en contact avec One-Ten, l’autre un « amateur de talent ».
Leonard White précise également que The Avengers est conçu comme une série et non un feuilleton. Les ingrédients principaux sont le glamour, les décors extravagants, des missions d’importance capitale et de l’action. Chaque script devait se référer au titre de la série : The Avengers.
L’évolution de cette première saison sera toutefois légèrement favorable au rôle de Carol Wilson, mais l’attrait du public se portera essentiellement sur le personnage de John Steed, façonné par Patrick Macnee, reléguant au second plan Ian Hendry, pourtant chouchou du public à l’époque de Police Surgeon.
L’épisode Girl on the Trapeze nous montre une Carol Wilson pas si innocente que cela. Aventureuse et téméraire, elle n’a peur de rien. Intelligente et intrépide, elle possède, à mes yeux, dans cet épisode, toutes les qualités requises pour être une bonne Avengers girl. Dans cet épisode, on perçoit une dévotion sans faille à l’égard de Keel, notamment lorsqu’il demande une tasse de thé, à laquelle elle s’empresse aussitôt de répondre. Mais elle s’empresse également de participer à l’enquête que le docteur entreprend au sujet d’une jeune femme retrouvée dans la Tamise. Elle esquisse un sourire en coin, presque à la manière d’Emma Peel, quand Keel lui suggère d’aller inspecter les loges du cirque sans attendre l’arrivée de la cavalerie.
On ne sait pas pour quelle raison ce script a été écrit : était-ce pour soulager Patrick Macnee ? Tester une autre configuration ? Tester Ingrid Hafner pour un trio Keel–Steed–Wilson ? Quoi qu’il en soit, cet épisode est plaisant à regarder et devait certainement faire plaisir à Ian Hendry, qui avait débuté dans le monde du cirque.
Il fut présenté pour la première fois depuis sa redécouverte à Londres. Voici ce qu’en disait Alan Hayes (The Avengers Declassified), qui avait assisté à la projection à Londres le 30 novembre 2002 : « Girl on the Trapeze est bien sûr fascinant pour les fans aguerris de The Avengers, car Steed n’y joue aucun rôle (bien que Patrick Macnee soit toujours crédité au générique). Étrangement, son absence ne se fait pas sentir. Ian Hendry, dans le rôle du docteur David Keel, est plus que capable de porter l’épisode à lui seul, et l’on comprend aisément pourquoi il était si recherché à l’époque. Il fonctionne extrêmement bien en tandem avec Ingrid Hafner, qui interprète Carol Wilson, et il est réjouissant de la voir jouer un rôle bien plus actif que dans The Frighteners. Il existe d’ailleurs une séquence qui la désigne clairement comme une sorte de prototype de « Avengers girl » : elle y est impliquée dans une manœuvre de subterfuge qui se termine par un combat où elle doit maîtriser l’une des antagonistes féminines. (Et, fidèle au style de la saison 1961, les seringues hypodermiques jouent un rôle majeur !) Mon vote pour Carol Wilson comme « Avengers girl » est désormais définitivement acquis… » (rédigé par Alan Hayes le 30 novembre 2002 pour The Avengers forever)
Et il ajoute un commentaire au sujet de la relation Keel/Wilson qui n’est pas sans rappeler la relation Steed/Peel ou Steed/Tara King : « La relation entre Keel et Carol est particulièrement intrigante. Il semble évident qu’il se passe entre eux plus qu’une simple collaboration professionnelle. Une véritable alchimie et une familiarité se dégagent du duo, et les regards complices et légèrement flirtants qu’ils échangent laissent penser qu’ils se sont rapprochés depuis l’assassinat de la fiancée de Keel dans Hot Snow. Ou peut-être ai-je simplement trop interprété la complicité évidente de deux acteurs partageant une relation de travail manifestement excellente, qui transparaît à l’écran ? » (rédigé par Alan Hayes le 30 novembre 2002 pour The Avengers forever)
L’idée d’une Avengers girl ayant précédé Honor Blackman n’est donc pas nouvelle, mais elle reste peu répandue. C’est bien dommage.
Il est temps pour vous de découvrir le documentaire ASD°10 d’Éric et Antoine consacré à Carol Wilson. Ils répondront à la question : est-elle la première Avengers girl de l’histoire ? Bon visionnage !
À noter qu’Éric et Antoine, d’un côté, et moi-même, de l’autre, avons eu l’idée de nous intéresser à Carol Wilson au même moment, sans nous consulter. Il s’agit d’un pur hasard, comme j’ai pu l’expliquer aux créateurs d’ASD : les 65 ans de la série nous ont chacun menés sur cette piste.
- Passage à tabac fut longtemps le seul épisode de la saison à avoir été conservé dans les archives d’ABC Television. Le premier acte de Hot Snow, d’une durée d’environ quinze minutes et La Fille sur le trapèze ont été retrouvés par David Wood, un passionné, dans les archives de la bibliothèque de l’UCLA (Californie) en avril 2001. Enfin, le dernier épisode à avoir été redécouvert est Tunnel of Fear. Le 3 octobre 2016, il a été annoncé qu’un enregistrement télévisé en parfait état, sur film 16 mm, avait été retrouvé chez un collectionneur privé. L’épisode a ensuite été projeté à Londres le 12 novembre suivant. Reste à savoir s’il y aura un prochain… et, le cas échéant, lequel. ↩︎
- John Douglas (1844-1900) : cet aristocrate écossais est connu pour avoir donné son nom aux « règles du Marquis de Queensberry », qui ont formé la base de la boxe anglaise moderne. Il est également célèbre pour son rôle dans la « chute » de l’écrivain et dramaturge Oscar Wilde, qu’il accusa d’homosexualité. ↩︎
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