Leonard White

Honor Blackman l’affirme haut et fort1 : « le producteur Leonard White était à l’origine de la série, et il est important d’insister sur ce point ». Sans doute ne l’avons-nous pas fait suffisamment sur notre site. Nous allons tenter de combler ce manque. Peu d’informations circulent sur cet homme de l’ombre, touche-à-tout, professionnel de la télévision de l’époque vidéo, un artisan romanesque d’une époque désormais révolue.

À l’évidence, l’homme était apprécié de ceux qui l’ont côtoyé.

Leonard White était un homme extrêmement compétent et motivé, mais aussi réfléchi et bienveillant. Il s’est fait de nombreux amis « dans le Nord », qui se souviendront tous de lui avec beaucoup d’affection et de respect. Moi le premier.

Robert Love, hommage à Leonard White, paru le 15 février 2016 dans The Herald (Glasgow)

Enfance

Leonard White naquit le 5 novembre 1916 à Newhaven, dans l’East Sussex, où son père tenait un bureau de bookmaker et était propriétaire de chevaux de course, et sa mère un commerce de journaux en gros.

À quatre ans, Leonard monta pour la première fois sur un cheval de course. Il en fut terrorisé et son père comprit qu’il n’en ferait pas un bon cavalier. Peu importe : le jeune Leonard vécut dans l’univers hippique, accompagnant son père aux courses — Brighton, Plumpton, Lewes… Il possède encore un film de la dernière journée de courses à Lewes avant la fermeture du circuit et se rendait même sur l’hippodrome de Gatwick (fermé en 1940). Ce fut son premier univers.

devenir acteur

« J’avais quatre ans lorsque j’ai commencé à l’école du couvent de Newhaven, tenue par des religieuses françaises. À sept ans, je dus en partir pour intégrer l’école publique locale pour garçons. Là, j’ai rencontré un directeur exceptionnel, une véritable inspiration. »

Il créa une compagnie de Shakespeare entièrement composée de garçons, à laquelle Leonard participa malgré sa peur de la scène. Pour son premier rôle, il fut même choisi pour incarner Lady Macbeth dans la scène du somnambulisme.

« Je ne voulais rien avoir à faire avec ça. L’idée même de jouer sur scène me terrorisait », se souvenait White. « J’avais même demandé à ma mère d’écrire une note pour m’en dispenser. Le directeur l’a jetée à la corbeille. »

« Le plus drôle, c’est qu’après l’avoir joué — contraint — je ne voulais plus faire autre chose que de devenir acteur. »

Débuts professionnels et théâtre

À 16 ans, Leonard quitte l’école et obtient un emploi de commis en douane pour une entreprise de transport française à Newhaven, spécialisée dans l’acheminement de vêtements de Paris à Londres.

Inspiré par son ancien directeur, il se lance dans une carrière sur scène. Il s’installe à Londres, travaille dans une société de transport dans la City et rejoint la Tavistock Repertory Company2 à Bloomsbury, une troupe semi-professionnelle réputée. Rapidement, il obtient ses premiers rôles parlants et joue plusieurs rôles principaux au cours des années suivantes.

La Seconde Guerre mondiale

Puis vient la Seconde Guerre mondiale. « J’ai servi dans l’infanterie – le PBI, Poor Bloody Infantry – pendant presque sept ans. J’ai été rapidement sélectionné pour être instructeur en transmission et j’ai tenté de passer dans la RAF, mais l’armée m’en empêcha. Ce qui a probablement sauvé ma vie. »

Après la fin du conflit en Europe, il retrouva la scène au sein de l’Army Bureau of Current Affairs Play Unit, une équipe remarquable créant des pièces de type “Living Newspaper”3, légèrement propagandistes et à thème politique.

Une carrière théâtrale ascendante

Après la démobilisation, Leonard rejoint le Shakespeare Memorial Theatre à Stratford-upon-Avon et participe à la saison 1946 avec la pièce Cymbeline4. Sa carrière d’acteur prend rapidement de l’ampleur : il joue dans la plupart des théâtres britanniques, au West End, et aux côtés de légendes théâtrales telles que Ralph Richardson, Laurence Olivier et Michael Redgrave. Il fut également doublure de Dirk Bogarde.

Le sommet de sa carrière d’acteur, selon lui, fut son rôle dans A Sleep of Prisoners (1951), aux côtés de Denholm Elliott et Stanley Baker, se déroulant dans une église bombardée à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Du théâtre à la télévision

Bientôt, il envisagea de se tourner vers la mise en scène. Peter Hall l’engagea comme acteur au Oxford Playhouse en lui promettant de lui confier une mise en scène par saison. Peu après, Hall partit diriger l’Arts Theatre à Londres et White fut nommé directeur de l’Oxford Playhouse à sa place.

Entre-temps, en 1953, White avait été invité à diriger (et à jouer dans) la première canadienne de A Sleep of Prisoners à Toronto. Il dirigea plusieurs pièces au Crest Theatre, où il engagea Patrick Macnee. Patrick et Leonard ont un point commun : les chevaux. En effet, Le père de Patrick, Daniel Macnee, était entraîneur de chevaux de course. Peut-être en avaient-ils parlé ensemble ? White profita de cette période pour suivre une solide formation à la CBC (Canadian Broadcasting Corporation), la télévision publique canadienne, où il côtoya Sydney Newman avant que ce dernier ne parte pour diriger les fictions sur ABC TV.


De retour en Grande-Bretagne, Leonard White fut recruté par Sydney Newman, lui-même engagé par ABC Weekend Television par Howard Thomas, directeur général de la station. ABC était alors la société de production dramatique la plus prestigieuse du réseau ITV, avec Leonard White à la tête d’une équipe de réalisateurs et de responsables littéraires hautement professionnels.

C’est alors qu’il prend le train en marche et devient producteur de la série Police Surgeon à la place de Julian Bond pour les neuf derniers épisodes sur treize. Mais cette série, avec Ian Hendry en vedette, s’arrête pour deux raisons : l’audience trop faible pour la jeune station commerciale et un conflit avec un vrai médecin de la police, qui critiquait les scénarios et estimait sa rémunération insuffisante.

Ian Hendry étant apprécié par la chaîne, Sydney Newman nomme Leonard White producteur de la nouvelle série The Avengers, avec Ian Hendry et Patrick Macnee.

À cette époque, Patrick Macnee est acculé. L’argent ne rentre plus, et il s’obstine à vouloir trouver du travail dans la production. Voici le récit de sa rencontre avec Leonard White, extrait de Blind in One Ear, ses mémoires parues en 1989 :

Finalement, le téléphone sonna. C’était un ami producteur brillant que j’avais connu au temps de mes années canadiennes : Leonard White. Il m’invita au théâtre puis à dîner. J’acceptai avec une gaieté forcée, car j’espérais en réalité une proposition de travail. Le 9 septembre 19605, Leonard, moi-même et deux très chers amis canadiens allâmes voir la version scénique de Passage to India. De là, nous nous rendîmes dans un autre théâtre pour assister au deuxième acte de A Man for All Seasons, convenant de revenir le lendemain pour le premier acte. Au dîner, Leonard évoqua une série sur laquelle il travaillait. Elle s’appelait Police Surgeon. Elle n’avait pas rencontré un grand succès d’audience, mais chaque fois que son acteur principal, Ian Hendry, apparaissait à l’écran, les femmes serraient leur poste de télévision dans leurs bras. Les dirigeants de la chaîne avaient donc décidé de remanier la série. Ce remaniement impliquerait un changement de titre — Police Surgeon deviendrait The Avengers — ainsi que l’introduction d’un acolyte pour Ian. « Le partenaire s’appelle Steed. John Steed », m’annonça Leonard. — « Intéressé ? » Je secouai la tête et répondis qu’à présent, je ne travaillais plus qu’en tant que producteur. Leonard me demanda ce que j’avais fait depuis la série sur Churchill6, et je fus contraint d’admettre : rien. Il me dit que la décision m’appartenait, bien sûr, mais qu’il me conseillait vivement de considérer le rôle de Steed. Il le fallait : Noël approchait. J’acceptai donc à contrecœur ce que je supposais être un contrat de courte durée, et fus alors mis en relation avec Sydney Newman, que j’avais également connu au Canada.

Patrick Macnee, Blind in One Ear paru en 1989

White est pris de court, d’autant qu’on ne lui explique pas l’arrêt de Police Surgeon. Il dispose alors de neuf semaines pour monter un tout nouveau projet sur les ruines de cette série aux 13 épisodes seulement.

Des lors, Sydney Newman pose les bases succinctes de la nouvelle série, mais laisse White libre de l’élaborer. Il sera producteur pendant 40 épisodes de The Avengers. C’est lui qui, avec Sydney Newman, encouragea Patrick Macnee, alors interprète d’un personnage encore très sombre, à trouver sa véritable incarnation.

La première saison commence difficilement avec la critique, mais les audiences montent peu à peu. Une grève des acteurs perturbe alors la production. Ian Hendry décide de partir au terme de la première saison, laissant White désemparé. Le personnage du docteur Keel avait été habilement écarté en le faisant partir à l’étranger grâce à une bourse.

L’arrêt de la série semblait imminent pour tout le monde. C’était sans compter sur l’obstination du producteur. Patrick Macnee ignorait alors que Leonard White avait décidé de placer John Steed au premier plan. Il se mit en quête d’un nouvel emploi, si possible dans la production, et fut soulagé d’apprendre que la série continuerait.

Il restait à trouver un nouveau partenaire pour John Steed. Quelqu’un aurait dit dans un bureau : « Cherchez la femme ». « Nous avons décidé d’en faire une femme fascinante, brillante, l’égale de n’importe quel homme », se souvenait White. « Nous nous inspirions des récits du soulèvement des Mau Mau, où des fermiers étaient tués et leurs épouses prenaient les rênes de l’exploitation — accomplissant les travaux physiques, entretenant les machines et prenant les armes. C’est ce type de femme que nous voulions que Cathy Gale incarne. Nous lui avons même donné un passé africain : elle avait épousé un fermier blanc et, après sa mort, avait continué à faire vivre la ferme. » Le personnage de Mme Gale s’inspire également de deux autres femmes réelles : Margaret Bourke-White7, l’une des photographes les plus célèbres du magazine Life, et Margaret Mead (1901-1978), l’éminente anthropologue américaine.

Selon la légende, elle serait ensuite revenue en Angleterre, aurait obtenu un doctorat en anthropologie et un poste de conservatrice dans un musée. Une rencontre fortuite avec Steed, qui sollicite son aide pour une affaire impliquant la magie noire (épisode Warlock), l’introduit alors dans le monde de l’espionnage.

Howard Thomas, directeur d’ABCTV, et Sir Robert Clark, directeur général d’ABC Pictures continuèrent de hausser les épaules. À leurs yeux, il n’existait qu’un seul type de femme, et si Sydney et Leonard persistaient dans leur idée jugée saugrenue, la série ne verrait jamais le jour. Mais leur obstination finit par porter ses fruits : Honor Blackman fut engagée par Leonard White, contre l’avis catégorique de Sydney Newman.

Un autre point sur lequel White dut réfléchir et imposer sa vision à ABC fut la relation strictement professionnelle entre Steed et Mrs Gale. Là encore, il fallut batailler ferme : pour ABC, l’homme et la femme devaient forcément être amants. Il n’en fut rien !

C’est Peter Arne8 qui suggéra à Patrick Macnee de faire porter des pantalons à Cathy Gale pour faciliter les scènes de combat. Macnee eut l’idée qu’ils soient en cuir. Leonard White adhéra immédiatement à cette excentricité. Honor, elle, en fut très étonnée : « Oh mon Dieu. Vous ne réalisez pas ce que vous risquez de déclencher ? »

Cependant, les instructions venues d’en haut précisaient que le cuir noir ne devait être utilisé qu’en dernier recours. Mais le cuir resta le meilleur choix. Il passa successivement du rouge au marron, puis au vert. À l’écran, il apparaîtra finalement noir.

Cette nouvelle version de The Avengers connut un grand succès, et l’introduction d’un personnage féminin fort fut très bien accueillie par le public. L’équipe jouissait d’une grande liberté et l’évolution de la série fut largement accidentelle. Personne ne pensait qu’elle prendrait une telle envergure. Mais Leonard White, quittant la série pour prendre la direction d’« Armchair Theatre », est alors remplacé par le talentueux John Bryce, dont la curiosité éclectique et la vivacité d’esprit allaient profondément marquer les épisodes suivants.

Mais Leonard White enverra un mémo à l’équipe de production, suggérant deux actrices en cas de départ d’Honor Blackman : Joan Standing (School for Traitors) ou Fenella Fielding (The Charmers). Aucune de ces deux actrices ne sera finalement choisie.

Armchair Theatre et la suite de sa carrière

Après The Avengers, White connut un nouveau succès en produisant Armchair Theatre pour ITV, aux studios ABC de Teddington, réalisant l’incroyable nombre de trente-cinq pièces par an pour le réseau ITV. La série comptait parmi ses auteurs certains des scénaristes les plus talentueux de l’époque : David Mercer, Giles Cooper, John Hopkins et William Trevor. Elle offrait également une tribune à de nombreux auteurs débutants, dont plusieurs poursuivirent ensuite une brillante carrière dans le drame télévisé.

Robert Love, qui avait rejoint l’équipe d’Armchair Theatre en 1965 sur ABC, recruta ensuite White pour travailler sur Scottish Television, une chaîne aux moyens plus modestes :

Lorsque je suis devenu directeur du département dramatique de Scottish Television en 1979, j’ai décidé que notre équipe tirerait grand profit de la présence de Leonard. Il était alors septuagénaire, mais toujours aussi enthousiaste et sans la moindre idée de retraite. L’environnement était bien différent de celui d’ABC ou de Thames Television : sans grande tradition préalable, et avec des moyens plus limités. Cela ne découragea pas M. White. Avec son œil avisé et son professionnalisme habituel, il produisit plusieurs séries dramatiques de qualité pour le réseau STV, à commencer par Skin Deep, une mini-série en six épisodes écrite par Julia Jones et Drew Griffiths, bien en avance sur son temps. Il poursuivit avec deux excellentes séries destinées à un public plus jeune, toutes deux situées à Glasgow et dans la région de la Clyde. La première, Stookie, écrite par James Graham et Allan Prior, connut un franc succès ; l’année suivante, après celui-ci, il produisit Shadow of the Stone de Catherine Lucy Czerkawska. Dans cette dernière, il offrit leurs premiers rôles télévisés importants à deux jeunes acteurs écossais prometteurs : Alan Cumming et Shirley Henderson. C’était typique de Leonard de repérer les talents en devenir et de se réjouir sincèrement de leurs succès ultérieurs. D’autres projets suivirent au fil des années, toujours abordés avec enthousiasme, et tous contribuèrent de manière significative à la réputation grandissante de STV comme producteur de séries dramatiques pour le réseau.

Robert Love, hommage à Leonard White, paru le 15 février 2016 dans The Herald (Glasgow)

Mémoire

Leonard White était la mémoire de The Avengers. Il a participé à la reconstruction par Big Finish des premiers épisodes. John Dorney, rédacteur de scénario et scénariste principal de la gamme Avengers chez Big Finish, écrit en hommage :

Dans tout le travail que nous accomplissons chez Big Finish, nous nous appuyons sur les épaules de géants. Et nul autre que Leonard White. De nombreux détails absents des supports publicitaires utilisés comme références étaient fournis par sa mémoire cristalline. Les reconstitutions de captures d’écran, si utiles pour restituer l’esprit des épisodes manquants, étaient souvent interprétées par Leonard lui-même. Les grandes séries ne naissent pas par hasard. Explorer la diversité des histoires qu’il a racontées m’a vraiment permis d’apprécier son travail ; il est clair qu’un esprit fort et imaginatif était à la tête de la série. Ses innovations et ses inspirations ont contribué à la singulariser, et sans sa vision, je doute que nous la regardions encore aujourd’hui. Merci pour tout, Leonard.

John Dorney, scénariste principal de la gamme de titres The Avengers de Big Finish

Enfin, signalons, sur le forum international de The Avengers, le commentaire de Jaz Wiseman — qui a activement collaboré à la sortie de la série en DVD pour Optimum Releasing (aujourd’hui StudioCanal UK) — publié au moment de l’annonce du décès de Leonard White, en 2016 :

Leonard avait un enthousiasme, une énergie, un humour, un charme et une mémoire incroyables pour son âge. C’était un vrai plaisir de travailler avec lui sur les DVD et sur les autres projets que nous avons menés ensemble par la suite. Je n’oublierai jamais son regard malicieux lorsqu’il m’a tendu ses deux albums de coupures de presse sur Chapeau melon et bottes de cuir en disant : “Je me suis dit que ça pourrait te plaire”, sachant pertinemment qu’ils contenaient une mine d’or de photos prises lors d’épisodes manquants avec Ian Hendry.

Jaz Wiseman, le 7 janvier 2016 sur le forum international The Avengers

Leonard White ne sembla jamais avoir cherché à tirer la couverture à lui concernant The Avengers. À ce sujet, Jaz Wiseman ajoute :

Lors de la célébration du 50e anniversaire de Chapeau melon et bottes de cuir à Chichester, que j’ai coorganisée, il était très méfiant. J’ai dû faire preuve d’une grande délicatesse et de beaucoup de diplomatie avec lui, car les rumeurs allaient bon train du côté de l’université : “Madame Peel, on a besoin de nous !” Et lui répondait : “Oh non, pas question !” Heureusement, il a accepté de venir, et je n’oublierai jamais son expression ni sa joie de retrouver ses collègues de Chapeau melon et bottes de cuir, Honor Blackman et Julie Stevens, ainsi que le directeur d’ABC, Brian Tesler. Pour moi, ce fut le moment fort de l’événement — et l’occasion de rétablir la vérité sur les débuts de la série.

Jaz Wiseman, le 7 janvier 2016 sur le forum international The Avengers

S’il était encore permis d’en douter, Leonard White a peut-être été celui qui, plus que quiconque, a posé les bases de Chapeau melon et bottes de cuir. Si l’on considère la période vidéo comme un brouillon, il n’a fallu que la transposer en film pour que ce brouillon prenne toute sa forme et devienne la série que nous connaissons.

En 2002, il publia ses mémoires, Armchair Theatre: The Lost Years, suivies en 2010 d’un récit de sa jeunesse, Many Moons and a Few Stars. En 1942, White avait épousé Margaret Kent, décédée en 2013. Ils eurent deux fils, tous deux morts avant lui. Il laisse une nièce, cinq petits-enfants et un arrière-petit-fils.

Au début de ma carrière d’acteur, je pense que le moment le plus marquant a été lorsque j’ai créé le rôle de ‘DAVID KING’ dans la merveilleuse pièce de Christopher Fry, A Sleep of Prisoners, à la fois à Londres [Angleterre] et, pour mes débuts, à New York. Depuis, en tant que producteur, j’ai connu de nombreux plaisirs, mais je chéris surtout le souvenir d’avoir été le producteur original de THE AVENGERS ; ainsi que de la production de CALL ME DADDY, avec Donald Pleasance et Judy Cornwall, qui a remporté un International EMMY AWARD [lorsque j’étais à la tête d’Armchair Theatre] pour ABC-TV (Royaume-Uni). Ces deux productions témoignent d’un respect à l’étranger qui est très spécial.


  1. Voir Chapeau melon et bottes de cuir au royaume de l’imaginaire, par Didier Liardet, aux éditions Yris (édité en 2005, 2016 et 2021). ↩︎
  2. Fondée en 1932, la troupe existe toujours sous le nom Tower Theatre Company ↩︎
  3. Le journal vivant est une forme théâtrale présentant des informations factuelles sur l’actualité à un public populaire. ↩︎
  4. Cymbeline (The Tragedy of Cymbeline, King of Britain) est une pièce de théâtre de William Shakespeare, écrite aux alentours de 1610-1611. Considérée comme l’une de ses dernières œuvres, elle mêle tragédie, comédie et romance dans une intrigue complexe où se croisent la jalousie, l’exil, la guerre et la réconciliation. ↩︎
  5. Nous avons un doute quant à la date du 9 septembre 1960, puisque la série Police Surgeon débuta sa diffusion le lendemain. Il est donc peu probable que sa suppression ait déjà été décidée à ce moment-là. ↩︎
  6. Patrick Macnee co-produit une série documentaire en 27 épisodes intitulée The Valiant Years, consacrée à l’ancien Premier ministre Winston Churchill. Elle fut diffusée aux États-Unis sur le réseau ABC en 1960, puis au Royaume-Uni sur la BBC. ↩︎
  7. Margaret Bourke-White (1904–1971) est une photographe et photojournaliste américaine, pionnière à plusieurs titres : première étrangère à photographier l’industrie soviétique, première femme correspondante de guerre de l’armée américaine et première femme photographe du magazine Life, dont elle signe la couverture du tout premier numéro. ↩︎
  8. Peter Arne (1920-1983) a joué dans The Avengers dans les épisodes suivants Death on the slipwayWarlock, Les œufs d’or et Avec vue imprenable ↩︎

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