Elle apparaît dans pas moins de 18 épisodes de la saison Tara King, autrement dit dans l’un des rares rôles récurrents de la série, en dehors de John Steed et des « Avengers Girls ». Et pourtant, Rhonda Parker n’est jamais créditée au générique, et pour cause : elle ne dit pas un seul mot ! Mise à la disposition de Mère-Grand, qui se déplace en fauteuil roulant, elle l’assiste aussi bien dans les tâches les plus ordinaires que lors de missions éventuellement dangereuses. Elle sert notamment de l’alcool à son patron et manie le pistolet au besoin. Mais qui est Rhonda Parker, l’actrice qui joue ce rôle ? Qu’est-elle devenue ? C’est à ces questions que nous avons essayé de répondre et, disons-le en préambule, sans grand succès…

Origine

C’est Patrick Newell lui-même qui a expliqué à Dave Rogers l’origine du rôle de Rhonda, dans une interview parue en France dans le magazine Génération Séries, n° 13, au printemps 1995, et que l’on peut également lire en version originale dans le premier volume de Stay Tuned to the Avengers, Bowler & Brolly Books, 2021. Voici ce qu’il nous dit :

Rhonda était mon idée. La scène dans la piscine (Miroirs) a été la première dans laquelle elle a joué. Il y avait plusieurs filles qui devaient plonger, et elle était une championne de natation. C’était ma deuxième apparition dans le rôle de Mère-Grand et je commençais à avoir des problèmes pour manipuler la chaise roulante. Il fallait boire, prendre les téléphones, etc. et s’arrêter aux marques collées sur le sol. J’étais un mauvais conducteur et je commençais à m’énerver. Alors je leur ai dit : « Il me faut une femme de ménage ou une domestique ou, euh… » En fait je ne savais pas vraiment ce que je voulais, mais je pensais que Mère-Grand devrait avoir une domestique en quelque sorte. Et cette Australienne d’environ 1,90 mètre — je ne me souviens plus exactement de sa taille — était sur le plateau et tout le monde avait les yeux exorbités. « Voilà, leur ai-je dit, elle a l’air différente des autres, engagez-la ! » Ils lui ont fait un contrat le jour même et la pauvre Rhonda Parker a été obligée de me pousser sur mon fauteuil roulant pendant plus d’un an ! Depuis, je ne l’ai jamais revue mais je crois qu’elle est repartie en Australie et je présume qu’elle s’est mariée.

Source : Dave Rogers, « Interview with Patrick Newell », On Target: The Avengers All Interview Special, 1985

Dans un article tiré du magazine australien TV Times, daté du 22 janvier 1969, on découvre une autre version :

Une seule et brève scène en bikini aurait permis à l’actrice australienne Rhonda Parker de décrocher un rôle régulier dans la série The Avengers. Dans cette scène, on la voyait servir des boissons au bord d’une piscine. Lorsque Patrick Macnee et le réalisateur Ray Austin visionnèrent les rushes le soir même, ils décidèrent que Rhonda devait faire partie de la série — ce qui fut désormais le cas chaque semaine. Mais elle ne parle jamais. Rhonda est l’assistante féminine et silencieuse de Mère-Grand (Patrick Newell), le supérieur handicapé de Steed. Lorsque Mère-Grand sort en bateau, c’est Rhonda qui rame. S’il part faire un tour en voiture, Rhonda est au volant. Où qu’il aille, elle lui sert de garde du corps. Et comme Rhonda mesure 1,83 m et qu’elle est une excellente nageuse et plongeuse, c’est un petit rôle marquant qu’elle est parfaitement capable d’assumer — même si elle reconnaît qu’il est frustrant de ne jamais pouvoir prononcer un seul mot.

George Tremlett, « Mother’s Little Helper Is a 6ft. Australian Girl », TV Week (Australian TV Times), 22 janvier 1969

Ce qui pourrait accréditer cette hypothèse, c’est que, dans Miroirs, Rhonda Parker n’apparaît pas comme l’assistante personnelle de Mère-Grand, qui passe tout l’épisode à flotter dans une piscine au milieu de ses téléphones. Rhonda apparaît plutôt aux côtés de deux naïades — une brune et une blonde — mises au service du confort de Steed. Mais, dans l’épisode suivant, Le Document disparu, Rhonda apparaît bel et bien comme son assistante personnelle, même si son rôle consiste surtout à lui servir des whiskies… Mais tout le monde l’ignore, ou presque ! Dans l’épisode Faux Témoins, Rhonda lui remet un dossier, mais Steed ne la remercie même pas… De la part de l’agent le plus élégant du monde, c’est une aberration !

Mais Brian Clemens démentira cette version en 1994. Selon lui, la présence de Rhonda Parker dans Chapeau melon et bottes de cuir ne résultait nullement d’un heureux hasard, ni de problèmes techniques liés au fauteuil roulant de Mère-Grand. Le personnage avait au contraire été imaginé à l’avance et figurait dans les scénarios dès le début. Clemens précise également s’être probablement inspiré d’une ancienne série comique d’Arthur Askey1, dans laquelle Sabrina, jeune femme à la poitrine généreuse, était devenue une vedette nationale sans jamais prononcer un mot. Ces déclarations, datées du 16 novembre 1994, sont reproduites par Dave Rogers dans The Ultimate Avengers.

Rhonda ne fut pas le fruit d’un heureux hasard : elle avait été prévue et intégrée aux scénarios dès le premier jour.

Brian Clemens, 16 novembre 1994, The Ultimate Avengers, Dave Rogers, Londres, Boxtree, 1995, p. 14. ISBN 0-7522-1010-6

Rhonda Parker, non créditée

C’est l’article paru le 22 janvier 1969 dans le magazine australien TV Times, que nous évoquions plus haut, qui nous en apprend davantage sur l’actrice.

Cela fait alors huit ans que Rhonda a quitté l’Australie. Elle explique y avoir encore des dizaines de parents, principalement à Springwood, dans les Blue Mountains, en Nouvelle-Galles du Sud, ainsi qu’à Roseville Chase, dans la banlieue de Sydney. Sa famille vivait à Ruse Street, à Parramatta — « une rue qui porte le nom de James Ruse, le premier homme à avoir cultivé du blé en Australie. Il vivait dans une ferme un peu plus haut sur la route. » Elle quitta l’Australie pour la Malaisie, où son père travaillait comme comptable. De là, la famille partit pour l’Angleterre et s’installa à Bournemouth (côte sud de l’Angleterre), où son père devint marchand de journaux. « Mon petit frère Stuart est au lycée. Ils pensaient ne pas pouvoir retourner en Australie avant qu’il ait terminé ses études. Mon autre frère, Tony, travaille pour mon père. C’est assez drôle, finalement, que papa soit maintenant marchand de journaux, mais il est difficile de trouver un emploi et de se réhabituer à la vie ici après avoir vécu dans les colonies, et mon père devait bien faire quelque chose. »

Alors qu’elle vivait encore à Bournemouth, Rhonda — excellente nageuse et plongeuse particulièrement agile — trouva un emploi dans un spectacle aquatique local, auquel elle participa pendant trois ans. Cette expérience lui fit découvrir le monde du spectacle et la convainquit que c’était la vie qu’elle souhaitait mener. Entre deux saisons de spectacles aquatiques, elle travailla comme assistante dentaire et comme serveuse. Mais, à chaque nouvelle saison, elle retournait au théâtre, malgré les souhaits de ses parents, qui auraient préféré la voir trouver un emploi stable et se ranger.

Finalement, malgré leur opposition, Rhonda décida de partir pour Londres, où elle trouva une chambre meublée et un agent, bien décidée à tenter sa chance seule. Elle doit son premier rôle à l’humoriste Des O’Connor, qu’elle avait rencontré à Bournemouth. Celui-ci lui obtint un petit rôle de figurante dans son émission de télévision, The Des O’Connor Show, diffusée sur ITV (N.D.L.R.).

Malheureusement habituée aux rôles de figuration (stripteaseuse non créditée dans la série Les Champions, par exemple), elle tente alors de se faire une place comme cascadeuse. L’occasion lui en est donnée en 1969 dans le film Double Jeu (Crossplot), réalisé par Alvin Rakoff, avec Roger Moore et produit par Robert S. Baker. Elle y double Claudie Lange lors d’une scène de bagarre avec un homme qui, de son côté, doublait Dudley Sutton. (Rhonda aurait également doublé Jennifer Croxton pour certaines cascades dans l’épisode Killer, d’après l’actrice elle-même dans le commentaire audio de l’épisode, présent sur les Blu-ray de la saison 1968/1969. Ces éditions Blu-ray étant devenues difficiles à trouver, espérons une nouvelle réédition avant Noël !)

Elle évoque cependant la difficulté de trouver du travail dans ce domaine : « Il est difficile d’obtenir du travail comme cascadeuse parce que c’est dangereux et que les producteurs n’aiment pas prendre de risques avec des gens qu’ils ne connaissent pas — mais c’est merveilleusement bien payé. Le problème, c’est que tout le monde semble penser que les filles d’1,83 m sont kinky [provocantes, hors normes]. Alors on m’engage pour ce genre de rôles — soit en bikini, soit en combinaison de cuir, soit en imperméable en plastique, soit dans des robes trempées. Si on ne me donne pas bientôt l’occasion de parler, on continuera toujours à me distribuer dans des rôles de grandes femmes imposantes ; alors ne vous avisez surtout pas de dire que je suis “imposante” ! »

En seulement huit mois à Londres, où elle loue une simple chambre meublée à Chelsea, elle parvient à se faire une place dans le métier. Mais les engagements restent précaires : lorsqu’elle se retrouve sans travail, elle doit encore recourir aux allocations de chômage : « Vous seriez étonné de voir les gens qui viennent y toucher leur allocation — certains des plus grands noms du métier. Dès qu’on franchit la porte, tout le monde vous lance : “Hello, darling !” Tout le monde connaît tout le monde. »

Toujours dans cet article, Rhonda Parker évoque ses rêves et ses ambitions :

J’ai tourné huit épisodes, dit-elle, et ils m’ont demandé d’en faire encore seize ou dix-sept. Mais je ne pourrai jamais être une autre Sarah Bernhardt ou une Vanessa Redgrave. Ma taille joue contre moi. Maintenant que j’ai goûté à ce tout petit peu de succès, je deviens plus ambitieuse et j’ai envie d’aller plus loin, de réussir davantage. Je suppose qu’au fond, tout cela revient à courir après l’argent, mais j’ai désormais envie d’une belle maison, d’une Lamborghini et de tout ce qui va avec. C’est ce que ce métier vous fait : vous découvrez que vous avez envie de vous accomplir. Mes parents voulaient que je devienne enseignante, et j’avais d’assez bons résultats à l’école pour pouvoir le faire. Mais c’est ce métier que je voulais exercer, même si ma mère n’a jamais pensé que tout cela mènerait à quelque chose. J’avais l’habitude de lui raconter chaque fois que j’obtenais un travail, et elle me disait : “C’est bien, ma chérie”, même si elle n’y croyait pas vraiment. C’est ce qu’elle m’a dit lorsque je lui ai parlé de The Avengers. Mais son attitude a changé lorsqu’elle a vu ma première photographie dans les journaux. Ça l’a enthousiasmée. Mais j’ai toujours su que c’était ce que je voulais faire, même si c’est terriblement difficile lorsqu’on mesure six pieds comme moi.

Rhonda Parker, « Mother’s Little Helper Is a 6ft. Australian Girl », TV Week (Australian TV Times), 22 janvier 1969

Sa grande taille — 1,83 m — ne semble pas toujours facile à vivre. Elle confie : « Vous ne le croiriez jamais, mais beaucoup d’hommes refusent de sortir avec une fille aussi grande que moi : ils ont peur que les gens se moquent d’eux dans la rue. Et puis il y a ceux qui veulent sortir avec vous uniquement parce que vous mesurez six pieds et qu’ils vous considèrent comme une sorte de défi. Rien qu’hier, quelqu’un m’a dit qu’il ne sortirait pas avec moi… »

Elle obtient toutefois un rôle crédité dans Hark at Barker, une série télévisée à sketches de 30 minutes, dans l’épisode Rustless and the Solar System, diffusé le 23 mai 1969 sur la toute jeune chaîne London Weekend Television.

Malheureusement pour Rhonda Parker, son rêve de devenir actrice ne se réalisera pas vraiment. On note toutefois sa présence — une fois encore non créditée — dans deux films.

Le premier est sans doute le plus surprenant : Le Club des libertins (The Best House in London), réalisé par Philip Saville en 1969. Rhonda Parker y apparaît dans le rôle d’une « lutteuse dans la boue » (Wrestler in Mud), sans être mentionnée au générique. Cette participation est bien répertoriée dans la distribution du film. Il s’agit d’une comédie pour adultes, située dans le Londres victorien et construite autour de la création d’une maison close. Le film aborde ouvertement la prostitution et la sexualité, sans pour autant relever de la pornographie. On y retrouve également l’acteur Warren Mitchell, qui avait notamment interprété Brodny dans Un Steed de trop et L’Homme transparent.

Le second film est sans doute plus prestigieux, puisqu’il s’agit de Husbands, film américain écrit et réalisé par John Cassavetes, sorti en 1970, avec notamment Peter Falk. Le tournage eut lieu de janvier à juillet 1969, tandis que le dernier tour de manivelle de The Avengers avait été donné en mars de la même année. Rhonda Parker n’y est, là encore, pas créditée.

À propos de John Cassavetes (1929-1989), je n’ai pas revu depuis bien longtemps cette fameuse série qu’est Johnny Staccato. Elle semble aujourd’hui bien difficile à trouver, et c’est fort dommage… Il y a d’ailleurs tant de séries anciennes que l’on aimerait pouvoir redécouvrir dans de belles versions restaurées…

Et puis… et puis plus rien. Ah si ! Une ultime apparition dans Cosmos 1999 (Space: 1999), encore une fois non créditée et muette, dans l’épisode Earthbound (Direction : Terre), généralement présenté comme le 14e épisode dans l’ordre de diffusion, bien qu’il soit le 5e dans l’ordre de production. Rhonda Parker y interprète l’une des Kaldoriennes, aux côtés d’un Christopher Lee particulièrement imposant dans le rôle du capitaine Zantor.

Et l’ironie est cruelle : son personnage ne reste à l’écran que quelques instants. Lorsque les Alphans ouvrent prématurément son caisson d’hibernation, la Kaldorienne incarnée par Rhonda Parker est désintégrée. Une apparition sans une seule réplique, qui est aujourd’hui considérée comme sa dernière apparition connue à l’écran.

La piste de Rhonda Parker, comédienne et cascadeuse, s’évanouit ici. On ne la reverra malheureusement plus à l’écran, malgré le rôle particulièrement marquant qu’elle avait tenu dans Chapeau melon et bottes de cuir. Sans être une « Avengers Girl », Rhonda reste, avec Mère-Grand (Patrick Newell), l’un des personnages secondaires récurrents les plus caractéristiques de la série.

Enquête

La piste de Rhonda Parker a notamment été retrouvée grâce au travail de Michael Richardson, qui a accumulé pendant de nombreuses années une quantité considérable d’archives consacrées à Chapeau melon et bottes de cuir. Au cours de ses recherches, il a correspondu ou s’est entretenu avec de très nombreuses personnes ayant participé à la série, parmi lesquelles Mick Audsley, Roy Ward Baker, Duncan Barbour, Richard Bates, Jeremy Burnham, Michael Chapman, Cyd Child, Brian Clemens, Jennifer Croxton, Peter Duffell, Cyril Frankel, John Hough, Gareth Hunt, Don Leaver, Patrick Macnee, Frank Maher, Roger Marshall, Ron Purdie, Jon Rollason, Dennis Spooner, Julie Stevens, Robert Banks Stewart, Brian Tesler, Linda Thorson et Tony Williamson — mais également Rhonda Parker elle-même.

Cette impressionnante somme de témoignages et d’informations a été compilée dans son ouvrage Bowler Hats and Kinky Boots: The Unofficial and Unauthorised Guide to The Avengers, un imposant volume de plus de 700 pages publié par Telos Publishing en 2014. Nous ne possédons pas — encore ! — cet ouvrage, qui pourrait pourtant contenir des renseignements de première main particulièrement précieux sur Rhonda Parker.

Michael Richardson a par ailleurs raconté avoir rencontré personnellement Rhonda Parker à Bradford, à l’occasion d’un événement consacré à The Avengers. D’après son témoignage, elle n’aurait participé qu’à une seule convention ou manifestation consacrée à la série, ce qui pourrait expliquer la rareté des témoignages et documents la concernant. (Source : interview de Michael Richardson par Jason Whiton, Spy Vibe, 13 août 2014.)

Trading cards

Rhonda Parker a signé officiellement des trading cards de The Avengers. Et il semble y avoir au moins deux éditions distinctes à rechercher.

  • 2003 — Strictly Ink, The Avengers: Definitive Collection – Series One : carte autographe A6 – “Rhonda Parker as Rhonda”. La checklist de la collection confirme Rhonda Parker parmi les 13 autographes, aux côtés de Patrick Macnee, Linda Thorson, Honor Blackman, etc.
  • 2012 — Unstoppable Cards, The Avengers 50th Anniversary : les annonces préparatoires de la collection donnent également Rhonda Parker dans la liste officielle des signataires, avec Patrick Macnee, Diana Rigg, Linda Thorson, Honor Blackman, Julie Stevens, Brian Blessed, etc.

Là encore, nous avons peu de réponses à notre question, qui est de savoir ce qu’elle est devenue…

De Rhonda à Brenda

Rhonda Parker n’était certainement pas une simple anecdote dans l’univers de Chapeau melon et bottes de cuir. Son personnage semble avoir laissé une empreinte suffisamment reconnaissable pour que le principe de l’assistante de Mère-Grand soit repris près de trente ans plus tard, dans l’adaptation cinématographique de 1998.

Dans le film The Avengers, Mère-Grand (Mother), interprété cette fois par Jim Broadbent, est en effet accompagné d’une assistante prénommée Brenda, incarnée par Carmen Ejogo. Les sources consacrées au film la présentent explicitement comme une agente du Ministère et l’assistante de Mother. Mais Brenda, contrairement à Rhonda, a la parole. Le personnage semble ainsi naviguer entre deux références : Rhonda, dont elle reprend la fonction d’assistante et de garde du corps de Mère-Grand, et Miss Moneypenny, l’incontournable secrétaire de M dans James Bond 007. Dans le scénario original de Don MacPherson, Brenda est explicitement décrite comme une « glam leather Moneypenny ».

Référence

Cet ouvrage de Michael Richardson constitue l’étude de référence la plus approfondie consacrée à la série. Il en examine tous les aspects et retrace sa production épisode par épisode, avec de nombreux détails sur les coulisses. Il s’appuie sur les archives d’ABC Television, notamment les rapports quotidiens de production, ainsi que sur des lettres et notes internes, afin de reconstituer, jour après jour, l’évolution de la série : du tournage en vidéo au tournage sur pellicule, puis du noir et blanc à la couleur. L’auteur a également rencontré ou correspondu avec de nombreuses personnes ayant travaillé sur la série, afin d’offrir le tableau le plus complet possible de la manière dont cette production britannique devenue un classique, célèbre pour son élégance, a été conçue et réalisée. Ce volume traite également de The New Avengers (Chapeau melon et bottes de cuir, nouvelle génération), de la série radiophonique sud-africaine, de l’adaptation théâtrale ainsi que du film de 1998.


  1. Brian Clemens fait référence à Before Your Very Eyes, émission comique d’Arthur Askey, diffusée sur la BBC de 1952 à 1955, puis transférée sur ITV (Associated-Rediffusion) de 1956 à 1958. Sabrina, nom de scène de Norma Ann Sykes (1936-2016), rejoint l’émission en 1955 sur la BBC et devient célèbre en incarnant une blonde plantureuse presque muette, dont la présence et le physique constituent un gag récurrent. ↩︎
  2. Son passé de nageuse demeure cependant mystérieux. Malgré nos recherches, nous n’avons encore identifié ni club australien, ni compétition, ni palmarès pouvant lui être attribué avec certitude. ↩︎
  3. À propos de John Cassavetes (1929-1989), je n’ai pas revu depuis bien longtemps cette fameuse série qu’est Johnny Staccato. Elle semble aujourd’hui bien difficile à trouver, et c’est fort dommage… Il y a d’ailleurs tant de séries anciennes que l’on aimerait pouvoir redécouvrir dans de belles versions restaurées… ↩︎

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