La production de L’Homme invisible est lancée dès 1957 par la firme ITC. C’est, d’une certaine manière, le début de l’engouement des téléspectateurs pour les séries d’aventures et d’espionnage, engouement qui perdurera jusqu’à son essoufflement à la fin des années 60. Jusqu’alors, les séries relatant les exploits de chevaliers au grand cœur, situées au Moyen Âge, avaient les faveurs du public. ITC avait en effet pris de très gros risques financiers en lançant Les Aventures de Robin des Bois (1955-1959), puis The Adventures of Sir Lancelot (1956-1957) et William Tell (1958-1959). Tous ces programmes sont produits en format 35 mm afin de pouvoir vendre les séries aux États-Unis : la seule Grande-Bretagne n’aurait pas suffi à les rentabiliser. Mais ce modèle économique va propulser la firme ITC et la chaîne ATV à l’avant-garde de la production télévisuelle dans le pays (voir notre billet sur la saga ITC). C’est Lew Grade, son patron, qui donne le la de la production audiovisuelle à cette époque.
H. G. Wells’ Invisible Man
Mais qu’est-ce que L’Homme invisible ? Le véritable titre de la série est H. G. Wells’ Invisible Man. Il s’agit donc d’une adaptation du roman publié en 1897 par Herbert George Wells (1866-1946), écrivain britannique notamment de science-fiction1. Or, que raconte ce roman ? À Londres, après des années de recherches ruineuses, Griffin invente une formule lui permettant de devenir invisible. Accablé de dettes et désirant retrouver la visibilité, il s’enfuit et, pour subsister, commet pillages et violences. Misanthrope et instable, il finit par rencontrer le docteur Kemp, à qui il confie ses projets mégalomanes. Mais ce dernier le dénonce aux autorités, et l’Homme invisible sombre peu à peu dans la folie avant d’être finalement capturé et lynché. Il meurt alors en redevenant visible. L’auteur nous offre ici une vision sombre de ce don extraordinaire qu’est l’invisibilité.
On peut imaginer un tas d’inconvénients à être invisible, mais il y a un détail pourtant fondamental que l’auteur a délibérément ignoré : un homme invisible serait forcément aveugle, car voir suppose que la lumière soit captée par la rétine. Or, si son corps est totalement invisible, la lumière le traverse sans être absorbée ; dès lors, aucun signal visuel ne peut être transmis au cerveau.
H. G. Wells n’a rien inventé. Remontons le fil du temps… Quatre siècles avant Jésus-Christ, un penseur grec expose déjà cette idée dans le deuxième livre de La République de Platon : nous ne serions moraux que par crainte de la sanction. Pour l’illustrer, il évoque l’anneau de Gygès : un berger découvre un anneau qui le rend invisible ; affranchi de toute crainte de la justice, il assassine le roi et épouse la reine.
Dès qu’il fut sûr de son fait, il fit en sorte d’être au nombre des messagers qui se rendaient auprès du roi. Arrivé au palais, il séduisit la reine, complota avec elle la mort du roi, le tua, et obtint ainsi le pouvoir. Si donc il existait deux anneaux de cette sorte, et que le juste reçût l’un, l’injuste l’autre, aucun, pense-t-on, ne serait de nature assez adamantine2 pour persévérer dans la justice et pour avoir le courage de ne pas toucher au bien d’autrui, alors qu’il pourrait prendre sans crainte ce qu’il voudrait sur l’agora, s’introduire dans les maisons pour s’unir à qui lui plairait, tuer les uns, briser les fers des autres et faire tout à son gré, devenu l’égal d’un dieu parmi les hommes.
Platon, La République, livre II, 359-360, trad. Robert Baccou, éd. Flammarion, 1966
L’allégorie de l’anneau de Gygès permet de soulever des questions éthiques liées à la justice. Ce mythe met en lumière la théorie platonicienne selon laquelle la justice est indissociable de la transparence et de la crainte de la punition. L’invisibilité tendrait ainsi à révéler, voire à libérer, la part d’ombre de l’homme.
H. G. Wells3 semble ainsi beaucoup devoir à Platon, ce qui n’a rien de fortuit : durant ses années d’études, il s’intéresse à l’évolution de la société et se plonge dans La République. Il écrira son roman une dizaine d’années après.
Cinéma
Mais le roman ne tarde pas à être adapté au cinéma. Huit ans après la première édition française paraît Le Voleur invisible, un film muet français réalisé par Segundo de Chomón, sorti en 1909 et produit par Pathé Frères. Tombé aujourd’hui dans le domaine public, ce film est accessible à tous. On y voit un homme faire l’acquisition d’un ouvrage dans lequel il découvre une recette d’invisibilité, avant de se précipiter dans une maison bourgeoise pour y dérober des objets de valeur. On est immédiatement séduit par les trucages et ces objets qui semblent s’animer d’eux-mêmes à l’écran, grâce à la technique du stop motion. Ces petits films étaient souvent d’une grande ingéniosité : le trucage relevait encore de l’artisanat, bien loin de l’industrialisation des procédés qui s’imposera plus tard. Le film, bien que charmant, n’est pas une adaptation fidèle du roman ; il y fait néanmoins explicitement référence, puisque c’est dans ce livre que le personnage découvre la fameuse recette de l’invisibilité, reproduite ci-dessous. D’ailleurs, on notera que le livre qui apparaît dans ce film est la première édition française de L’Homme invisible (1901).
Formule pour l’invisibilité des corps :
Invisibilyte : 15 gouttes
Vaporine : 2 grammes
Fluidythe : 10 centilitres
Comme, naturellement, chacun possède chez soi ces trois ingrédients usuels, vous pourrez en faire l’expérience. Mais Platon vous aura prévenu…
En 1933, l’Américain James Whale adapte brillamment le roman à l’écran. Ce film, d’une durée de seulement 68 minutes, mérite le détour en raison de sa fidélité au texte. Il y aura plusieurs suites à ce film, avec Le Retour de l’homme invisible (Joe May, 1940) et La Femme invisible (A. Edward Sutherland, 1940), bien que ce dernier épisode n’entretienne aucun lien narratif avec les deux premiers films. Une autre suite du film initial verra le jour avec L’Agent invisible contre la Gestapo (Edwin L. Marin, 1942).
Avant la production de la série ITC en 1957, on dénombre ainsi pas moins d’une dizaine de films, tous américains à l’exception du premier, traitant de l’invisibilité selon H. G. Wells.
La production de la série
L’annonce du projet intervient en 1957. L’idée initiale revient à Larry White4, producteur américain de fictions radiophoniques. Dès lors, une question se pose : fallait-il acquérir les droits du roman ?
Soixante ans s’étant écoulés depuis la publication de l’œuvre de H. G. Wells, celle-ci est alors tombée dans le domaine public. Cependant, la production s’écarte largement du matériau d’origine. Elle introduit un nouveau personnage, Peter Brady, absent du roman, et transforme profondément le propos : il ne s’agit plus de Griffin, un savant isolé et dérangé, mais d’un scientifique devenu agent secret au service de son pays. Le seul lien véritable avec le texte de Wells réside donc dans la caractéristique fondamentale du personnage : l’invisibilité. Curieusement, la série se revendique explicitement de l’œuvre de H. G. Wells, comme l’indique son titre complet — et trompeur — : H. G. Wells’ Invisible Man.
Dans ce contexte, la question demeure : Lew Grade, alors à la tête d’ITC, a-t-il contourné les problématiques juridiques liées aux droits d’adaptation ? La question est d’autant plus intéressante que le modèle économique de la société reste encore fragile, bien qu’en pleine expansion.
À cette époque, la société ITC Entertainment produit avec succès de nombreuses séries de cape et d’épée. Hannah Weinstein en supervise une grande partie, souvent en tant que productrice exécutive. C’est d’ailleurs à la suite d’une conversation avec Lew Grade qu’elle l’encourage à investir la somme considérable de 390 000 £ — sur un capital total de 500 000 £ — afin de produire 39 épisodes de The Adventures of Robin Hood. Cette décision provoque un véritable choc au sein du conseil d’administration, qui finit néanmoins par accorder sa confiance à Grade.
Lorsque le projet de The Invisible Man est envisagé, l’importance des effets spéciaux requis conduit à une réorganisation : plutôt que de le confier à l’équipe habituelle des séries d’aventure historique, il est décidé d’en attribuer la production à une nouvelle équipe dirigée par Ralph Smart (1908-2001).
Hannah Weinstein, également connue pour ses engagements politiques communistes aux États-Unis, soulève à posteriori une question : sa participation à des productions en lien indirect avec le contexte de la guerre froide pouvait-elle susciter des soupçons ? Cela reste toutefois de l’ordre de l’hypothèse, d’autant que si certaines interrogations émergent ponctuellement dans la classe politique britannique, elles ne donnent lieu à aucune conséquence notable.
Ralph Smart5 entretient un lien étroit avec l’Australie par l’intermédiaire de son père. Producteur, réalisateur et scénariste pour le cinéma comme pour la télévision, il mène une carrière éclectique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’engage en 1942 dans la Royal Australian Air Force. Après le conflit, il réalise plusieurs films en Australie. De retour au Royaume-Uni, il travaille notamment pour la Rank Organisation et écrit plusieurs scénarios pour des séries de cape et d’épée dans les années 1950. Artisan polyvalent et expérimenté, il aborde ensuite le projet de The Invisible Man avec un solide bagage technique et narratif.
Les effets spéciaux sont confiés à Jack Whitehead, ancien marionnettiste ayant travaillé sur Muffin the Mule6. Il conçoit des effets particulièrement ingénieux pour l’époque : cigarettes se consumant sans support visible, verre de vin bu par un personnage invisible, ou encore objets animés sans intervention apparente.
Le tournage implique également des cascades particulièrement risquées : des cascadeurs se dissimulent sous des voitures, conduisent des véhicules en observant la route à travers une portière entrouverte, ou pilotent des motos depuis un side-car. Ces dispositifs provoquent parfois des réactions imprévues chez les passants, certains tentant d’intervenir pour arrêter ce qu’ils pensent être des véhicules hors de contrôle, sans savoir qu’un cascadeur est en réalité dissimulé dans la structure du véhicule. Ces cascades particulièrement dangereuses étaient d’une audace remarquable. On peut difficilement imaginer aujourd’hui des productions prenant de tels risques.
Rodney Marshall indique, dans le podcast ITC Entertained the World (février 2026), que son père, le scénariste Roger Marshall, a travaillé pour Ralph Smart chez ATV en 1958. Pendant environ neuf mois, il participe à trois productions : The Adventures of William Tell, pour laquelle il rédige plusieurs scripts ; The Invisible Man, sur laquelle il élabore des trames très sommaires ensuite développées par d’autres auteurs ; et enfin la préproduction de ce qui deviendra Danger Man.
Philip Levene participe à l’écriture d’un scénario dès la saison 1958, tandis que Brian Clemens rejoint également, en fin de série, l’équipe de scénaristes pour deux épisodes.
Un pilote est alors écrit par Doreen Montgomery7 et Ralph Smart. Doreen Montgomery, l’une des rares scénaristes féminines de l’époque. Le pilote est ensuite tourné et réalisé par Ralph Smart lui-même. Après visionnage — dans lequel le héros, encore entièrement bandé, se heurte aux portes et aux éléments du décor, tandis que les fils destinés à animer certains objets restent visibles — le producteur décide de ne pas diffuser l’épisode8. Certains éléments seront néanmoins réutilisés par la suite dans Expérience secrète, Pique-nique surprise et Kidnapping.
En mai 1963, l’Homme invisible fait une apparition remarquée au Festival de Cannes, comme l’atteste une photographie d’époque : si le personnage y arbore bien la tête entièrement bandée, ses bras restent toutefois visibles. Toutefois, en 1965, Tim Turner est officiellement présenté à la presse comme étant celui qui incarne le personnage à l’écran. Mais Il est probable que plusieurs interprètes se soient succédé pour incarner Peter Brady. Ceci est confirmé par Lisa Daniely : « Je ne me souviens plus de son nom, et ce n’était pas vraiment un très bon acteur. Et ils ont utilisé la voix de quelqu’un d’autre ; c’était le comble – le pauvre. C’était un homme plutôt beau garçon, mais sans grande personnalité. » (Source : Cult TV: The Golden Age of ITC, publié par Plexus Publishing Ltd. en 2006.)
L’une des clés de la réussite d’ITC pour vendre la série au marché américain résidait dans l’usage d’un accent approprié. Lisa Danieli et Tim Turner durent ainsi adopter un registre vocal dit « transatlantique », alors perçu, dans la fiction américaine, comme l’apanage des personnages positifs, tandis que l’accent britannique était plus volontiers associé aux figures antagonistes.
La voiture
On a souligné dans un billet consacré au garage de John Steed l’importance fondamentale du choix du véhicule dans les séries à partir des années 1960. L’Homme invisible, personnage doublement exceptionnel en raison de ses caractéristiques physiques mais aussi morales, se devait de posséder une voiture exceptionnelle. Ce sera tout naturellement une voiture britannique haut de gamme : le cabriolet Austin-Healey 100/6 BN4 de 1958, immatriculé VOK 495 à Birmingham et probablement fournie par BMC.
Austin-Healey était une marque de voitures de sport créée en 1952 à la suite d’un accord de coentreprise signé entre la British Motor Corporation (BMC) et Donald Healey, pilote automobile de renom, concepteur et designer automobile. La marque est dissoute en 1972.
Distribution
Peter Brady : Johnny Scripps (sans ses bandages) / Tim Turner
L’identité de l’Homme invisible est restée un mystère pendant longtemps, pour des raisons publicitaires. Et ce fut une très bonne idée ! L’acteur est ainsi encore plus invisible que son personnage… Mais on connaît aujourd’hui les comédiens qui ont prêté leur voix à Peter Brady : Robert Beatty (pilote) et Tim Turner
Diane Brady Wilson : Lisa Daniely (1929/2014)
Lisa Daniely était dans le rôle de Jane Brady Wilson (épisode pilote), puis de Diane Brady Wilson, la sœur veuve de Peter. L’actrice a eu une carrière allant de l’après-guerre à la fin des années 1980, essentiellement pour la télévision. On la retrouve dans Le Saint, Le Baron ou Destination Danger.
Diane Brady : Deborah Watling
Deborah Watling (1948-2017), cette jolie petite fille aux taches de rousseur, est absolument charmante dans la série. Elle avait entre 9 et 11 ans au moment du tournage. Elle a ensuite tourné pour la télévision, avec un rôle récurrent dans 40 épisodes de Doctor Who entre 1967 et 1968, ainsi qu’au théâtre.
Dans la distribution, on retrouve également des acteurs bien connus de Chapeau melon et bottes de cuir, mais aussi des séries d’espionnage des années 60. Citons par exemple Edwin Richfield, Colin Gordon, Desmond Llewelyn, Maurice Kaufmann, Willoughby Goddard, Paul Stassino, Lee Montague, Conrad Phillips, Walter Gotell, Barbara Shelley…
Enfin, notons que Honor Blackman et Ian Hendry y font une apparition, alors que The Avengers n’existait pas encore.
Les épisodes
Je m’appelle Peter Brady. Depuis quelque temps, je participe à des expériences hautement secrètes destinées à faire faire un grand pas en avant à l’homme dans la conquête de l’espace et du temps. Ici, dans mon laboratoire, travaillant jour et nuit, j’ai exploré les mystères du futur. Il y a à peine quelques heures, j’ai senti qu’il existait des secrets qui ne seraient jamais connus ici, sur Terre. Puis, tout à coup, au cours d’expériences de routine, un événement étrange et imprévu s’est produit. Qu’il s’agisse d’une erreur ou de la conclusion naturelle de l’expérience, je ne peux le dire. Je peux toutefois affirmer que ce qui s’est produit constitue l’une des expériences les plus fantastiques de notre époque.
Dr Peter Brady – L’Homme Invisible, Expérience secrète
Pilote
Réalisation : Ralph Smart, Scénario : Doreen Montgomery & Ralph Smart, ATV London : jamais diffusé
Résumé : En expérimentant sur la manière de rendre des cobayes invisibles en abaissant leur indice de réfraction à celui de l’air, le Dr Peter Brady devient lui-même invisible à la suite d’une fuite radioactive. Brady fait la une des journaux et devient la cible d’un gang criminel impitoyable qui enlève Sally, forçant Brady à utiliser son invisibilité pour voler 50 000 £ dans une banque afin de payer la rançon et obtenir son retour sain et sauf.
Distribution : Willoughby Goddard, Brian Rawlinson
Dans son encyclopédie des séries ITV, Dave Rogers nous livre sa vision de ce pilote jamais diffusé.
Je peux confirmer l’existence d’un épisode de cette série présentant une origine différente de celle de Peter Brady en tant qu’Homme invisible, par rapport à celle donnée dans l’épisode Secret Experiment. Cet épisode, généralement diffusé avec son titre original masqué, suit de près l’intrigue de Bank Raid9, mais comporte plusieurs différences dans l’action hors champ. La plus notable étant que les huit premières minutes environ racontent, par accident, comment Brady est devenu « l’homme qui n’était pas là », selon un scénario totalement différent de celui présenté dans le premier épisode. Dans cet épisode, l’acteur incarnant le scientifique bandé n’est pas celui qui tient le rôle dans les autres histoires : il est de plus petite stature, et la voix utilisée pour les dialogues de Brady ressemble fortement à celle de l’acteur canadien Robert Beatty (!). La jeune Deborah Watling arbore une coiffure courte et lisse (alors qu’elle est bouclée dans les autres épisodes), et la sœur de Brady, Diane, est appelée « Dee ». Le visionnage de cet épisode provoque une certaine hilarité involontaire : l’acteur incarnant l’Homme invisible se cogne aux meubles et aux portes, ses épaulettes sans tête sont clairement visibles, et les « effets spéciaux » sont très éloignés du savoir-faire technique des autres épisodes.
Dave Rogers, The ITV encyclopedia of adventure (Boxtree Ltd., 1988)
On peut penser que, s’il présente en effet quelques défauts, il demeure, en comparaison de ce qu’étaient The Avengers en 1961, d’une très bonne qualité. Mais la firme ITC — qui portait alors le nom d’ITP — avait pour ambition de vendre la série aux États-Unis et, par conséquent, le niveau d’exigence de la production devait être suffisamment élevé pour satisfaire les réseaux américains, qui ne se contentaient plus depuis longtemps de productions amateurs.
Première saison (1958)
EXPÉRIENCE SECRÈTE (SECRET EXPERIMENT)
Réal. : Pennington Richards, Scén. : Michael Connor & Michael Cramoy, ATV London : 14 septembre 1958
Rés. : En menant des expériences sur l’invisibilité des cobayes en abaissant leur indice de réfraction à celui de l’air, le Dr Peter Brady devient lui-même invisible suite à une fuite radioactive. Devenu un secret d’État, Brady sollicite l’aide de son collègue scientifique, Crompton, pour retrouver sa visibilité. Mais Crompton, séduit par l’invisibilité, dérobe les notes de Brady.
Dist. : Lisa Daniely, Deborah Watling, Lloyd Lamble, Bruce Seton, Ernest Clark, Michael Goodliffe ; voix de Peter Brady : Lee Patterson
CRISE DANS LE DÉSERT (CRISIS IN THE DESERT)
Réal. : Pennington Richards, Scén. : Ralph Smart, ATV London : 21 septembre 1958
Rés. : Brady est chargé de secourir un agent britannique capturé par le colonel Omar et ses hommes au Moyen-Orient. Avec l’aide de Yolanda, une résistante locale, Brady prévoit de libérer l’agent d’un hôpital de haute sécurité avant qu’il ne révèle la vérité à Omar.
Dist. : Douglas Wilmer, Eric Pohlmann, Martin Benson, Peter Sallis, Adrienne Corri, Derren Nesbitt
DERRIÈRE LE MASQUE (BEHIND THE MASK)
Réal. : Pennington Richards, Scén. : Stanley Mann & Leslie Arliss, ATV London : 28 septembre 1958
Rés. : Le millionnaire Raphael Constantine, atrocement défiguré, se porte volontaire pour servir de cobaye aux expériences de Brady, ce que ce dernier accepte. À l’insu de Brady, Constantine nourrit un dessein secret qui pourrait s’avérer fatal pour le président Domecq, en visite officielle.
Dist. : Dennis Price, Edwin Richfield
LA CHAMBRE CLOSE (THE LOCKED ROOM)
Réal. : Pennington Richards, Scén. : Lindsay Galloway & Ralph Smart, ATV London : 5 octobre 1958
Rés. : Tania, une scientifique russe travaillant à Londres, critique son gouvernement et est enlevée. Brady vient à son secours, persuadé qu’elle peut l’aider à retrouver sa visibilité.
Dist. : Zena Marshall, Rupert Davies, Noel Coleman
PIQUE-NIQUE SURPRISE (PICNIC WITH DEATH)
Réal. : Pennington Richards, Scén. : Leonard Fincham & Leslie Arliss, ATV London : 12 octobre 1958
Rés. : Une amie de Sally craint que sa mère ne soit assassinée par son beau-père et sa sœur. Sally demande alors à son oncle Peter d’utiliser son invisibilité pour la sauver.
Dist. : Derek Bond, Faith Brook, Michael Ripper
CHANTAGE (PLAY TO KILL)
Réal. : Peter Maxwell, Scén. : Leslie Arliss & Robert Westerby, ATV London : 19 octobre 1958
Rés. : Brady tente de prouver que l’actrice Barbara Crane n’a pas accidentellement renversé et tué un sans-abri – ce qui lui vaut un chantage – alors qu’elle-même en est convaincue.
Dist. : Helen Cherry, Colin Gordon, Hugh Latimer, Ballard Berkeley
LE TRANSFUGE (SHADOW ON THE SCREEN)
Réal. : Pennington Richards, Scén. : Ian Stuart Black, Ralph Smart & Philip Levene, ATV London : 26 octobre 1958
Rés. : Brady embarque à bord d’un navire de l’ancien bloc de l’Est dans les docks de Londres pour libérer un prisonnier, mais découvre qu’il s’agit d’un piège : un radar est utilisé pour le capturer et percer son secret d’invisibilité.
Dist. : Edward Judd, Greta Gynt, Irene Handl
LE MANTEAU DE VISON (THE MINK COAT)
Réal. : Pennington Richards, Scén. : Ian Stuart Black & Leonore Coffee, ATV London : 2 novembre 1958
Rés. : À l’insu de la marionnettiste Penny Page, le manteau de vison qu’elle porte dans un avion pour Paris renferme des microfilms de documents de recherche atomique introduits clandestinement. Un autre passager, Peter Brady, se retrouve mêlé à cette intrigue.
Dist. : Hazel Court, Derek Godfrey, Joan Hickson, Oliver Reed (non crédité)
JUSTICE AVEUGLE (BLIND JUSTICE)
Réal. : Pennington Richards, Scén. : Ralph Smart, ATV London : 9 novembre 1958
Rés. : Lorsque l’ami de Brady, Arthur Holt, est accusé de trafic de drogue et manque d’être tué par le gang responsable sous les yeux de sa femme aveugle, Katherine, il devient les yeux de cette dernière pour démanteler le réseau.
Dist. : Honor Blackman, Jack Watling, Philip Friend, Leslie Phillips, Julian Somers, Desmond Llewelyn
LE ROI DE LA CAVALE (JAILBREAK)
Réal. : Pennington Richards, Scén. : Ian Stuart Black, ATV London : 16 novembre 1958
Rés. : Convaincu de l’innocence de Joe Green, condamné pour vol à main armée, Brady recherche une jeune fille qui puisse lui fournir un alibi.
Dist. : Dermot Walsh, Maurice Kaufmann, Ronald Fraser, Ralph Michael
KIDNAPPING (BANK RAID)
Réal. : Ralph Smart, Scén. : Doreen Montgomery & Ralph Smart, ATV London : 23 novembre 1958
Rés. : Lorsque Sally est enlevée à l’école par une bande de criminels impitoyables, Brady est contraint de braquer une banque pour payer une rançon de 50 000 £ et obtenir sa libération.
Dist. : Willoughby Goddard, Brian Rawlinson, Patricia Marmont
PARI CONTRE LA MORT (ODDS AGAINST DEATH)
Réal. : Pennington Richards, Scén. : Ian Stuart Black & Stanley Mann, ATV London : 30 novembre 1958
Rés. : Pour sauver la fille du professeur Owens, un brillant scientifique, d’un danger imminent, Brady utilise son invisibilité pour manipuler les tables de casino en Italie en faveur d’Owens. Mais ce dernier ignore qu’il est en train de mettre la vie de sa fille en jeu.
Dist. : Walter Fitzgerald, Julia Lockwood, Alan Tilvern, Olaf Pooley, Oliver Reed (non crédité)
CRISE CARDIAQUE (STRANGE PARTNERS)
Réal. : Pennington Richards, Scén. : Michael Cramoy, ATV London : 7 décembre 1958
Rés. : Après le vol de sa mallette contenant des documents scientifiques, Brady est retenu prisonnier par le responsable, Lucian Currie, qui veut qu’il tue son partenaire Vickers. L’Homme invisible découvre alors que si son invisibilité le protège des regards humains, elle ne le met pas à l’abri d’un chien de garde féroce, dressé pour le traquer s’il tente de s’échapper.
Dist. : Griffith Jones, Jack Melford, Patrick Troughton
Deuxième saison (1959)
SABOTAGE (POINT OF DESTRUCTION)
Réal. : Quentin Lawrence, Scén. : Ian Stuart Black, ATV London : 12 avril 1959
Rés. : Lorsque quatre pilotes d’essai périssent lors de tests d’un diffuseur de carburant top secret, Brady enquête pour déterminer s’il s’agit d’un sabotage.
Dist. : Duncan Lamont, Patricia Jessel, Derren Nesbitt, Barry Letts
PHOTO FINISH (DEATH CELL)
Réal. : Peter Maxwell, Scén. : Michael Cramoy, ATV London : 19 avril 1959
Rés. : Ellen Summers s’échappe d’un hôpital psychiatrique et supplie Brady de sauver son fiancé, condamné à mort pour le meurtre d’un inspecteur de police.
Dist. : Lana Morris, Ian Wallace, William Lucas
PAS DE PREUVES (VANISHING EVIDENCE)
Réal. : Peter Maxwell, Scén. : Ian Stuart Black, ATV London : 26 avril 1959
Rés. : Lorsque l’espion international Peter Thal assassine le professeur Harper et dérobe des secrets cruciaux sur lesquels il travaillait, Brady est appelé à la rescousse par le colonel Ward pour suivre Thal jusqu’en Hollande.
Dist. : James Raglan, Charles Gray, Ernest Clark, Michael Ripper
PRIX LITTÉRAIRE (THE PRICE)
Réal. : Quentin Lawrence, Scén. : Ian Stuart Black, ATV London : 3 mai 1959
Rés. : Brady arrive en Scandinavie pour recevoir un prix récompensant sa contribution à la science. Cependant, il finit par franchir la frontière pour secourir l’écrivaine soviétique Tania Roskoff, arrêtée lors de son passage.
Dist. : Mai Zetterling, Anton Diffring, Tony Church
ANTI-GRAVITÉ (FLIGHT INTO DARKNESS)
Réal. : Peter Maxwell, Scén. : Ian Stuart Black & William H. Altman, ATV London : 10 mai 1959
Rés. : Le docteur Stephens est convaincu que sa découverte sur l’antigravité mettra l’humanité en danger. Il détruit donc tous ses documents et disparaît. La fille de Stephens demande à Brady de le retrouver.
Dist. : Geoffrey Keen, John Harvey, Colin Douglas, Michael Shepley, Joanna Dunham, Esmond Knight
COUP DOUBLE (THE DECOY)
Réal. : Quentin Lawrence, Scén. : Brenda Blackmore, ATV London : 17 mai 1959
Rés. : Les jumelles identiques Toni et Terry Trent forment un duo musical populaire, se produisant pour les troupes lors d’une tournée USO10 en Grande-Bretagne. Brady se porte volontaire pour aider Toni lorsque Terry disparaît dans un hôtel de Soho où elle avait été témoin d’un meurtre.
Dist. : Betta St. John as Toni Trent/Terry Trent, Wolfe Morris
TRAFIC D’ARMES (THE GUNRUNNERS)
Réal. : Peter Maxwell, Scén. : Ian Stuart Black, ATV London : 24 mai 1959
Rés. : Après le massacre d’une famille sur un marché du petit État méditerranéen de Bay Akim, le gouvernement britannique demande à Brady de se rendre sur place et d’aider l’inspectrice des armes Zena Fleming à identifier les fournisseurs d’armes.
Dist. : Louise Allbritton, Bruce Seton, Paul Stassino
LE LAPIN BLANC (THE WHITE RABBIT)
Réal. : Quentin Lawrence, Scén. : Ian Stuart Black, ATV London : 31 mai 1959
Rés. : Brady se rend en France lorsqu’une jeune médecin, Suzanne Dumasse, voit un lapin blanc apparaître comme par magie. Ses soupçons laissent penser à un complot fasciste visant à exploiter la découverte de l’invisibilité pour déclencher une révolte.
Dist. : Marla Landi, Austin Trevor, Paul Daneman, Keith Pyott, Reed De Rouen
L’ARROSEUR ARROSÉ (MAN IN DISGUISE)
Réal. : Quentin Lawrence & Peter Maxwell, Scén. : Brenda Blackmore & Leslie Arliss, ATV London : 7 juin 1959
Rés. : Brady se retrouve mêlé à un trafic de drogue international lorsqu’une belle jeune femme nommée Madeleine lui vole son passeport à Paris, permettant ainsi à son complice Nick de se faire passer pour Brady et d’introduire clandestinement de la drogue en Angleterre.
Dist. : Tim Turner : voix de Peter Brady/Nick ; Lee Montague, Robert Raglan, Robert Rietti
L’HOMME DU POUVOIR (MAN IN POWER)
Réal. : Peter Maxwell, Scén. : Ian Stuart Black, ATV London : 14 juin 1959
Rés. : Brady aide le frère et la sœur d’un roi du Moyen-Orient, assassiné par son chef d’état-major assoiffé de pouvoir, à reconquérir le trône de leur père.
Dist. : Vivian Matalon, Gary Raymond, André Morell, Andrew Keir
LA FUSÉE (THE ROCKET)
Réal. : Quentin Lawrence, Scén. : Michael Pertwee, ATV London : 21 juin 1959
Rés. : Le transport d’une fusée top secrète est compromis lorsque l’officier chargé du transport, Ronald Smith, croule sous les dettes de jeu et accepte de fournir des informations sur la fusée à un gang criminel. Lorsque celle-ci est détournée par les malfaiteurs, Brady se lance dans une recherche désespérée pour retrouver la fusée disparue.
Dist. : Glyn Owen, Russell Waters, Robert Brown
OMBRES DANGEREUSES (SHADOW BOMB)
Réal. : Peter Maxwell, Scén. : Tony O’Grady & Ian Stuart Black, ATV London : 28 juin 1959
Rés. : Le capitaine Finch est piégé dans une fosse avec un détonateur expérimental – inventé par Brady – conçu pour faire exploser une bombe instantanément si une ombre se projette sur le dispositif. Seul Brady peut pénétrer dans la fosse pour désactiver le détonateur avant que le soleil ne masque la bombe.
Dist. : Conrad Phillips, Jennifer Jayne, Anthony Bushell, Walter Gotell, Ian Hendry
LE GRAND COMPLOT (THE BIG PLOT)
Réal. : Peter Maxwell, Scén. : Ian Stuart Black, Tony O’Grady & Robert Smart, ATV London : 5 juillet 1959
Rés. : Lorsqu’un crash d’avion sans survivants révèle qu’un passager tentait d’introduire clandestinement en Angleterre un conteneur d’uranium 235, utilisé dans la fabrication d’armes atomiques, Brady découvre un complot visant à déclencher une Troisième Guerre mondiale.
Dist. : William Squire, Barbara Shelley, John Arnatt, Edward Hardwicke, Derrick Sherwin
Parmi les scénaristes, deux noms attirent notre attention. Le premier est Philip Levene, celui qui, grâce à ses fictions radiophoniques, a attiré l’attention de Brian Clemens, qui l’a fait venir sur Chapeau melon et bottes de cuir au moment du passage au format film, contribuant ainsi à faire basculer la série vers la science-fiction.
L’autre nom intéressant ici est celui de Tony O’Grady, qui est en réalité un pseudonyme utilisé par Brian Clemens (O’Grady étant le nom de jeune fille de sa mère). À cette époque, le jeune Brian était engagé auprès des productions des frères Danziger et, afin d’éviter tout conflit contractuel, utilisait ce nom d’emprunt. Il a ainsi participé à l’écriture de plusieurs scénarios pour des séries telles que Sir Francis Drake, le corsaire de la reine (1961-1962), Ivanhoé (1958-1959, avec Roger Moore), Dial 999 (1958-1959) ou encore L’Homme invisible d’après H. G. Wells (1958-1959).
Comment regarder L’Homme invisible ?
La série n’a malheureusement pas pu bénéficier d’une restauration en haute définition. Pourtant, la production avait été réalisée en format film 35 mm.
En France, une seule édition a été proposée : deux coffrets de treize épisodes chacun, édités par LCJ Éditions & Productions, sans bonus ni le premier pilote, qui n’a jamais été diffusé. L’image est loin d’être optimale, mais à ce jour, il s’agit de la seule version disponible en VO et VF. Malheureusement, ces deux coffrets ne sont plus au catalogue. On peut toutefois les trouver en occasion. LCJ Éditions & Productions est une maison qui grandit peu à peu et propose un catalogue axé sur le patrimoine télévisuel, le cinéma, mais aussi le théâtre.
En 1999, TF1 Vidéo avait édité la série en VHS, à raison de trois épisodes par cassette. Il ne s’agissait probablement pas de l’intégrale, mais nous n’en sommes pas certains.
En 2008, Network11 a publié l’intégrale de la série au Royaume-Uni sous la forme d’un coffret DVD de quatre disques, utilisant de nouveaux masters réalisés à partir des négatifs originaux. Le coffret contient quelques bonus intéressants, d’autant que l’ancienneté de la série ne facilite pas la recherche de suppléments. On y trouve :
- le PDF du ATV Star Book (DVD-ROM uniquement, PC/Mac)
- des commentaires audio sur Secret Experiment et Picnic With Death, avec Lisa Daniely et Deborah Watling, ainsi que sur Shadow Bomb, avec Brian Clemens et Ray Austin
- la version du pilote non diffusée
- les génériques italiens muets (ouverture et fermeture)
- une galerie d’images.
En France, la série a été diffusée à partir du 6 octobre 1962 sur RTF Télévision. Elle a ensuite été rediffusée sur FR3 à la fin des années 80, puis au début des années 90 sur la jeune chaîne Série Club. Elle a enfin été diffusée tout un été sur Arte à la fin de l’année 1995, puis durant l’été 1996.
Il semble qu’aucune chaîne de télévision ni plateforme de streaming ne diffuse la série en France pour le moment.
Générique
Cast (par ordre alphabétique)
John Adderley, Louise Allbritton, Andy Alston, Andrew Andreas, John Arnatt, Jack Armstrong, Joseph Attard, Sheila Aza,
Jane Barrett, Bruno Barnabe, Clive Baxter, Robert Beatty, Alan Beaton, Joe Beckett, Martin Benson, Paul Beradi, Harold Berens, Ballard Berkeley, Charlie Bird, Isobel Black, Honor Blackman, James Booth, Derek Bond, Eddie Boyce, Peter Brace, Jim Brady, Michael Brennan, Faith Brook, Robert Brown, Bob Bryan, Alfred Burke, Patricia Burke, Anthony Bushell,
Anna Cameron, Paul Carpenter, John Carson, Robert Cawdron, Andre Charisse, Helen Cherry, Barbara Chilcott, Tony Church, Richard Clarke, Ernest Clark, Ian Colin, Noel Coleman, Austin Cooper, Terence Cooper, Adrienne Corri, Hazel Court, Ivan Craig, Colin Croft, George Curtis, Bill Cummings,
Paul Daneman, Lisa Daniely, David Davenport, Rupert Davies, Fred Davis, Denny Dayviss, Reed De Rouen, Peter Diamond, Bettina Dickson, Anton Diffring, Basil Dignam, Arnold Diamond, Ann Dimitri, Arthur Dibbs, Colin Douglas, Alexander Doré, Joanna Dunham, Maurice Durant,
Kenneth Edwards, Peter Elliott, Roy Everson, Eileen Harvey, Felix Felton, Ernest Fennemore, Charles Farrell, Anthony Faramus, Norman Fisher, Walter Fitzgerald, Dudley Foster, Ronald Fraser, Frank Fry, Philip Friend,
Robert Gallico, Arthur Gomez, Derek Godfrey, Willoughby Goddard, Michael Goodliffe, Harold Goodwin, Colin Gordon, Walter Gotell, Alex Graham, Charles Gray, Dave Griffiths, Griffith Jones, Greta Gynt,
Fred Haggerty, Neil Hallett, Patrick Halpin, Irene Handl, Edward Hardwicke, Aidan Harrington, Victor Harrington, John Harvey, Frank Hawkins, Reginald Hearne, Renee Heimer, Ian Hendry, Laurence Hepworth, George Hilsdon, Joan Hickson, Charles Hill, Hubert Hill, Vincent Holman, Ned Hood, Frank Howard, Arthur Howell, Gordon Humphries, Stuart Hutchison,
Peter Illing,
Michael Jacques, Jennifer Jayne, Patricia Jessel, Griffith Jones, Gerry Judge, Edward Judd, Juno,
Murray Kash, Maurice Kaufmann, Andrew Keir, Geoffrey Keen, Esmond Knight,
Lloyd Lamble, Duncan Lamont, Marla Landi, Howard Lang, Jack Lambert, Charles Lamb, Sarah Lawson, Hugh Latimer, Philip Leaver, Barry Letts, John Leyton, Julia Lockwood, Ruth Lodge, Jeremy Longhurst, William Lucas,
Ewan MacDuff, Leigh Madison, Fred Machon, Alf Mangan, Arnold Marlé, Zena Marshall, Maggie McCourt, Pat Meehan, Jack Melford, André Mikhelson, Jimmy Millar, Guy Mills, Ralph Michael, Morris Sweden, Wolfe Morris, André Morell, John More, Lee Montague, Lionel Murton,
Nadja Regin, Derren Nesbitt, Anthony Newlands,
Shaun O’Riordan, Glyn Owen,
Gerald Paris, Lee Patterson, John Payne, Howard Pays, Lisa Peake, Joe Phelps, Leslie Phillips, Conrad Phillips, Redmond Phillips, Victor Platt, Eric Pohlmann, Olaf Pooley, Lionel Pope, Dennis Price, Charles Price, Ernie Priest, Maureen Pryor,
Keith Pyott,
Robert Raglan, James Raglan, Gary Raymond, Bob Raymond, Keith Rawlings, Brian Rawlinson, Oliver Reed, Myrtle Reed, Nadja Regin, Robert Rietty, Edwin Richfield, Michael Ripper, David Ritch, Desmond Roberts, George Roderick, Johnny Rossi,
Peter Sallis, Arthur Sandifer, Ivan Santon, Peggy Scott Sanders, Stuart Saunders, Alex Scott, Bunny Seaman, Bruce Seton, Denis Shaw, Barry Shawzin, Michael Shepley, Derrick Sherwin, Jeff Silk, Jack Silk, Stan Simmons, Johnny Scripps, Paddy Smith, Patsy Smart, Julian Somers, Ewen Solon, William Squire, John Standing, Guy Standeven, Paul Stassino, Jeanette Sterke, Emile Stemmler, George Street, Morris Sweden, Peter Swanwick, Derek Sydney,
Peter Taylor, Larry Taylor, John Tatham, Garry Thorne, Alan Tilvern, David Tomblin, Maisie Trent, Austin Trevor, Patrick Troughton, Tim Turner,
Sidney Vivian, Robert Vossler,
Dermot Walsh, Ian Wallace, Richard Warner, Russell Waters, Jack Watling, Deborah Watling, Eric Wetherell, June West, Les White, Ron Whitwell, Colette Wilde, Douglas Wilmer, John Wilder, George Woodbridge, John Woodnutt, Brian Worth, Jennifer Wright, John Wynn Jones,
Terry Yorke,
Mai Zetterling
An
Production
Produced by
Ralph Smart
Directed by
Pennington-Richards
Peter Maxwell
Quentin Lawrence
Ralph Smart
Written by
Ian Stuart Black
Ralph Smart
Leslie Arliss
Michael Cramoy
Doreen Montgomery
Stanley Mann
Michael Sayers (Michael Connor)
Brenda Blackmore
Brian Clemens (Tony O’Grady)
Lenore J. Coffee
Lindsay Galloway
Philip Levene
Larry White
William Altman
Leonard Fincham
Michael Pertwee
Robert Smart
Robert Westerby
Based on the character created by
W. G. Wells
Suggested for television by
Larry White
Production Supervisor
Aida Young
Scenario Editor
Ian Stuart Black (saison 1959)
Victor Wolfson (saison 1958)
Director of Photography
Brendan J. Stafford
Arthur Graham
Bert Mason
Wolfgang Suschitzky
Musical Director
Sydney John Kay
Art Director
Peter Mullins
Harry White
John Stoll
Editor
David Hawkins
Derek Chambers (Derek Hyde Chambers)
Carmen de Ossa
Spencer Reeve
Charles Hasse
Assistant Director
David Tomblin
Douglas Hickox
Peter Crowhurst
Jack Drury
Casting Director
Harry Fine
Sound Supervisor
Fred Turtle
MADE AT NATIONAL STUDIOS, ELSTREE
Copyright MCMLVIII–MCMLIX
Incorporated Television Programme Ltd.
Another
OFFICIAL FILMS, inc.
Presentation
Musique
Chapeau invisible
Mais au fait, quel est donc le rapport avec Chapeau melon et bottes de cuir ? Eh bien, il n’y en a aucun.
Ah, mais si, il y en a bien un, car The Avengers est une série capable de se muer dans différents registres, et un épisode va traiter de l’invisibilité : L’Homme transparent, avec Diana Rigg et écrit par celui qui a introduit une dimension de science-fiction dans la série : Philip Levene. La formule de l’invisibilité pourrait tomber entre de mauvaises mains, celles de l’Est… C’est ce que Steed et Mrs Peel devront déjouer. Un bien beau clin d’œil à la série ITC et, bien entendu, à H. G. Wells.
Mais ce n’est pas tout : dans le film de 1998, critiqué à juste titre, une scène étonnante nous montre (enfin… nous montre) un agent du ministère nommé Jones, qui a la particularité d’être invisible. Scène très drôle et d’autant plus émouvante que c’est Patrick Macnee qui prête sa voix à Jones ! Ainsi, la formule de l’invisibilité est bien une réalité dans le monde des Avengers.
Conclusion
La série L’Homme invisible n’entretient que très peu de rapports avec le roman de H. G. Wells, auquel elle se réfère pourtant explicitement. Le personnage de Griffin n’y apparaît pas, remplacé par un scientifique devenu agent secret au service de son gouvernement. Seul subsiste le point de départ — l’invisibilité —, détourné au profit d’intrigues d’espionnage ancrées dans le contexte contemporain.
Ce principe — un homme rendu invisible exploitant sa condition pour mener des missions — connaîtra par la suite plusieurs déclinaisons dans la télévision américaine : en 1975 avec The Invisible Man, interprétée par David McCallum (13 épisodes), en 1976 avec Gemini Man, portée par Ben Murphy (13 épisodes), puis en 2000 avec The Invisible Man, avec Vincent Ventresca (46 épisodes). À cela s’ajoute une mini-série britannique diffusée par la BBC en 1984.
Malgré ces variations, il convient sans doute de privilégier la série originale d’ITC : elle conserve un charme singulier, une inventivité artisanale et une efficacité narrative propres à ses 26 épisodes d’environ 25 minutes. On ne peut qu’espérer aujourd’hui une ressortie en haute définition de cette œuvre ingénieuse, parfois bricolée, mais toujours stimulante — et qui mérite pleinement d’être « vue ».
Références
- La série The Invisible Man est disponible en édition intégrale DVD publiée le 27 octobre 2008 par Network. Ce coffret, en langue anglaise, comprend quatre disques pour une durée totale d’environ 10 heures et 50 minutes.
- L’ouvrage de Dave Rogers, The ITV Encyclopedia of Adventure, publié en 1988 par Boxtree Ltd., constitue également une référence intéressante en recensant les séries diffusées sur ITV.
- L’analyse s’appuie également sur le podcast ITC Entertained the World – Episode 23 (Season 3, episode 5), diffusé le 23 février 2026, et présenté par Jaz Wiseman, Rodney Marshall et Al Samujh. Cet épisode propose une discussion autour de la série de 1957, avec un regard sur le pilote non diffusé et Secret Experiment, avant de se concentrer sur l’épisode Blind Justice, mis en parallèle avec Josetta de Danger Man. Proposée en anglais, cette série de podcasts est réalisée avec un très grand soin, tant dans la qualité de la narration que dans l’aspect visuel des vignettes. L’ensemble se distingue par un niveau de finition tout simplement remarquable.
- Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, en France, le terme couramment employé était celui de “roman scientifique”. ↩︎
- Qui a la dureté ou l’éclat du diamant. ↩︎
- La filiation de l’auteur avec Jules Verne (1828-1905) est évidente pour le public. Et l’inverse est également vrai, puisque Le Secret de Wilhelm Storitz, qui traite de l’invisibilité, est un roman publié après la mort de Jules Verne. Il fut écrit en deux temps : d’abord en 1897, date de la parution anglaise de The Invisible Man en Grande-Bretagne, puis lors d’une réécriture en 1901. ↩︎
- À ne pas confondre avec Leonard White, producteur de The Avengers. ↩︎
- Ralph Smart a également un lien familial avec le monde du spectacle : sa sœur, Patsy Smart (1918-1996), est une actrice bien connue du petit écran. Les amateurs de Chapeau melon et bottes de cuir se souviendront d’elle dans le rôle de Mrs Golightly dans l’épisode Brouillard. Sa carrière télévisuelle s’étend sur plusieurs décennies, jusqu’à la fin des années 1990. Elle apparaît notamment dans The Invisible Man — l’un de ses premiers rôles — ainsi que dans The Adventures of William Tell, Police Surgeon, Danger Man, The Prisoner ou encore Public Eye. On peut même l’apercevoir dans The Elephant Man de David Lynch, en 1980. ↩︎
- Émission pour enfants diffusée de 1946 à 1955 sur la BBC en direct, mettant en scène une marionnette actionnée par des fils : Muffin the Mule ↩︎
- Elle a également écrit le scénario de Warlock dans The Avengers. ↩︎
- On peut imaginer les conséquences d’une telle décision. Un parallèle peut d’ailleurs être établi avec l’arrêt de la production de The Avengers après seulement deux épisodes avec l’actrice Elizabeth Shepherd. ↩︎
- Voir le onzième épisode de L’Homme invisible : Kidnapping, en mauvais français. ↩︎
- USO signifie United Service Organizations. Il s’agit d’une organisation américaine qui organise des spectacles et des divertissements destinés aux soldats, notamment en période de guerre. Les artistes (chanteurs, comédiens, danseurs…) partent en tournée — appelées USO tours — pour se produire devant les troupes stationnées à l’étranger, ici en Grande-Bretagne. ↩︎
- À noter que, si l’éditeur a fermé, la page web nous indique qu’un site est en construction avec le logo de Network… Stay tuned. L’éditeur va-t-il renaître de ses cendres ? ↩︎
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